Israël : Une responsable de l’ONU met en garde contre une annexion progressive de facto de la Cisjordanie
Une haute responsable des Nations unies a alerté, mercredi 18 février, sur ce qu’elle considère comme une dérive notable de la situation en Cisjordanie : selon elle, les démarches entreprises par Israël pour étendre son emprise sur des territoires gérés par l’Autorité palestinienne s’apparenteraient à une annexion progressive, de fait.

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Rosemary DiCarlo, secrétaire générale adjointe, a tenu ces propos à l’occasion d’une séance du Conseil de sécurité consacrée à la question palestinienne. Elle a mis en garde contre une série d’actions unilatérales israéliennes qui, à ses yeux, modifient lentement mais sûrement la réalité sur le terrain.
Dans son intervention, la responsable onusienne a résumé la gravité du phénomène en parlant d’une «annexion progressive de facto», expression qu’elle a utilisée pour souligner le caractère cumulatif et concret des mesures observées.
Elle a également insisté sur le fait que ces évolutions risquent de compromettre les perspectives d’un règlement négocié, en creusant les déséquilibres administratifs et juridiques entre les zones concernées et en posant de nouvelles difficultés pour la gouvernance palestinienne.
Enjeux et suites possibles
Les déclarations de Mme DiCarlo interviennent alors que la communauté internationale s’interroge sur les moyens de répondre à ces changements de fait ; au Conseil de sécurité, elles ajoutent une pression diplomatique sur les discussions à venir et soulèvent des questions sur l’application du droit international dans la région.
Sans annonce concrète d’initiatives immédiates à la suite de cette réunion, les propos de la secrétaire générale adjointe renforcent l’urgence d’un examen collectif des conséquences sur le terrain et la nécessité, selon elle, d’éviter que des décisions unilatérales ne fassent obstacle à une solution politique durable.

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