Iran: la police de retour dans les rues pour sanctionner les femmes non voilées

Dix mois après le décès de Mahsa Amini, arrêtée par la police des mœurs parce qu’elle n’avait pas bien respecté le voile, la police iranienne annonce le rétablissement de patrouilles pour sanctionner les femmes non voilées.

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Le portrait de Mahsa Amini brandi par une manifestante à Istanbul, le 20 septembre 2022. © Ozan Köse, AFP
Le portrait de Mahsa Amini brandi par une manifestante à Istanbul, le 20 septembre 2022. © Ozan Köse, AFP
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Cette annonce intervient dix mois après la mort de Mahsa Amini. La police iranienne a annoncé ce dimanche 16 juillet avoir rétabli les patrouilles pour sanctionner les femmes de plus en plus nombreuses à ne pas porter le voile dans les lieux publics.

« À partir d’aujourd’hui, la police va, en menant des patrouilles en voiture et à pied, avertir et sanctionner les personnes qui, malheureusement, désobéissent aux ordres et continuent à ne pas respecter le code vestimentaire », a averti le porte-parole de la police Saïd Montazeralmahdi, cité par l’agence Tasnim.

Le 16 septembre 2022, la Kurde iranienne de 22 ans Mahsa Amini était décédée, arrêtée par la police des mœurs qui lui reprochait d’avoir enfreint le code vestimentaire de la République islamique, imposant notamment aux femmes le port du voile en public.

Ces derniers jours, des photos et des vidéos, dont l’authenticité ne pouvait être indépendamment vérifiée par l’AFP, ont été postées sur les réseaux sociaux montrant des policières en tchador admonester et arrêter des femmes ne portant pas le voile. Les autorités ont pris depuis le début de l’année une série d’initiatives, allant de la fermeture de commerces, notamment de restaurants, à l’installation de caméras dans les rues pour traquer celles qui bravent l’interdit.

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