Gabon : 7,1 milliards FCFA additionnels injectés dans la masse salariale en 9 mois
Au Gabon, la masse salariale de l’État a affiché une progression continue au cours des neuf premiers mois de 2025, passant de 187,4 milliards FCFA au premier trimestre à 194,5 milliards FCFA au troisième trimestre, soit une injection cumulative de 7,1 milliards FCFA et une hausse globale d’environ 3,8 % par rapport au début de l’année, selon la note de conjoncture sectorielle.
SOMMAIRE
Au détail, les dépenses de solde des agents publics se sont élevées à 187,4 milliards FCFA au premier trimestre. Elles ont ensuite grimpé à 192,2 milliards FCFA au deuxième trimestre, ce qui représente une augmentation de 2,6 % par rapport au trimestre initial. Le troisième trimestre a confirmé la trajectoire haussière avec une masse salariale de 194,5 milliards FCFA, soit une progression d’environ 1,2 % par rapport au deuxième trimestre.
La variation cumulée entre le premier et le troisième trimestre se traduit par une augmentation nette de 7,1 milliards FCFA. Cette hausse a été absorbée par le budget de fonctionnement de l’État et correspond à des dépenses supplémentaires non anticipées par rapport au socle du premier trimestre.
Composantes de la hausse et implications chiffrées
La note de conjoncture identifie la gestion des effectifs comme le principal moteur de la hausse. Le troisième trimestre 2025 a enregistré une augmentation des effectifs du secteur public de 1,4 %, reflet de recrutements ciblés et de l’intégration de nouveaux agents au fichier solde de la fonction publique. Parallèlement, la reprise des recrutements d’agents classés en Main d’Œuvre Non Permanente (MONP) a contribué à l’élargissement de la masse salariale. Les MONP correspondent à des emplois non permanents dont la rémunération vient s’ajouter aux dépenses ordinaires de personnel.
Sur le plan arithmétique, l’accroissement de 7,1 milliards FCFA représente environ 3,8 % de la masse salariale constatée au premier trimestre et équivaut à près de 0,86 % de la masse salariale projetée pour l’ensemble de l’année 2025, estimée autour de 825 milliards FCFA. Les estimations mentionnées dans la note font également état d’une trajectoire ascendante pour l’exercice suivant, avec une prévision dépassant 960 milliards FCFA à fin 2026.
Ces mouvements ont un effet direct sur les lignes budgétaires dédiées aux charges de personnel, obligeant les services de l’État à mobiliser des ressources de fonctionnement pour couvrir des dépenses supplémentaires générées par les intégrations et les recrutements. La note de conjoncture sectorielle détaille les chiffres trimestriels et les évolutions d’effectifs qui expliquent l’écart observé entre le socle du premier trimestre et la situation à l’issue du troisième trimestre.


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