France : Paris dénonce la condamnation de Narges Mohammadi en Iran
Le ministère français des Affaires étrangères a vivement critiqué lundi 9 février la décision des autorités iraniennes, estimant qu’elles avaient une fois de plus opté pour la voie de la répression et de l’intimidation. Cette déclaration intervient après l’annonce de deux condamnations infligées à Narges Mohammadi, lauréate du Prix Nobel de la paix 2023, qui cumulent sept ans et demi d’emprisonnement.

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Âgée de 53 ans, Narges Mohammadi, figure du mouvement pour les droits humains en Iran, avait été appréhendée le 12 décembre à Mashhad, dans le nord‑est du pays, en même temps que plusieurs autres militants. Son arrestation est survenue après une intervention prononcée lors d’une cérémonie en hommage à un avocat retrouvé mort, selon les éléments rapportés.
Paris a demandé la libération immédiate de cette militante qualifiée d’« inlassable défenseuse » des droits de l’homme, dénonçant le traitement infligé et appelant implicitement Téhéran à respecter les engagements internationaux en matière de libertés fondamentales.
Réaction diplomatique et portée symbolique
La condamnation de Narges Mohammadi, couronnée l’an dernier par le Prix Nobel, prend une résonance particulière sur la scène internationale : au-delà de sa situation personnelle, elle cristallise les inquiétudes autour de la répression des voix dissidentes en Iran. Les autorités françaises ont voulu, par leur communiqué, attirer l’attention sur ce qu’elles décrivent comme une stratégie de dissuasion visant à étouffer le militantisme.
Le cas de Mohammadi suscite un écho hors des frontières iraniennes en raison de son profil et du symbole que représente sa reconnaissance par le comité Nobel. Les appels à sa remise en liberté rappellent que sa détention est suivie de près par des organisations et des chancelleries sensibles aux questions de droits civils et politiques.



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