États-Unis : Nouveau round de négociations sur le Sahara occidental à Washington

Le dossier du Sahara occidental revient sur le devant de la scène avec une nouvelle série de pourparlers organisée à Washington les 23 et 24 février 2026. Deux semaines après une réunion tenue à l’ambassade américaine à Madrid, l’émissaire chargé des affaires africaines pour l’administration Trump, Massad Boulos, a convié à la table le Maroc, l’Algérie, la Mauritanie et le Front Polisario.

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Sahara occidental: nouveau round de négociations à Washington sous l’égide des États-Unis
<span>Le conseiller spécial de Donald Trump pour l'Afrique, Massad Boulos, est le chef d'orchestre des pourparlers sur l'avenir du Sahara occidental qui doivent se dérouler ces 23 et 24 février à Washington entre l'Algérie, le Maroc, la Mauritanie et le Front Polisario.</span> <span>© Amr Nabil / AP</span>
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Ces échanges, tenus à huis clos, traduisent une prise en main plus visible de la présidence américaine sur un conflit qui dure depuis près d’un demi‑siècle. Malgré la multiplication des rencontres, les partis restent profondément éloignés sur les principes d’un règlement.

Des observateurs soulignent que Washington intensifie ses initiatives : il s’agit déjà de la troisième réunion en l’espace d’un mois, signe d’une volonté d’obtenir des avancées rapides, possiblement avant la fin du printemps. Les révélations sur ces discussions discrètes ont alimenté l’attention internationale autour de ce dossier.

Plusieurs objectifs semblent animer l’action américaine. D’un côté, l’administration cherche à se positionner comme médiatrice capable de rapprocher de vieux opposants ; de l’autre, elle entend soutenir un partenaire stratégique en Afrique, le Maroc, en favorisant une solution compatible avec ses intérêts régionaux et sa coopération militaire et diplomatique.

Points de rupture persistants

Le principal obstacle demeure le cadre des négociations. Washington plaide pour que la base des pourparlers repose sur le plan d’autonomie proposé par Rabat, conformément à l’esprit de la dernière résolution du Conseil de sécurité de l’ONU. Cette approche est toutefois rejetée par le Front Polisario et par l’Algérie, qui refusent toute issue privée du principe d’autodétermination pour les Sahraouis.

Les désaccords concernent aussi l’organisation administrative future du territoire. Une autonomie renforcée supposerait potentiellement des modifications constitutionnelles au Maroc — une perspective sensible dans un État où le pouvoir central reste fort — et suscite la crainte à Rabat d’un effet d’entraînement de revendications régionales, notamment dans des provinces comme le Rif.

Enfin, la dimension symbolique alimente la tension : la feuille de route marocaine ne reconnaîtrait pas d’émancipation identitaire sahraouie officielle (pas de drapeau ni d’hymne distincts), une position vivement contestée par les représentants sahraouis. Certains observateurs rappellent que des entités subnationales ailleurs dans le monde conservent des symboles propres tout en restant intégrées à des États plus vastes.

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