Elena Nagapetyan regrette de ne pas avoir parlé à Philippe Etchebest
Invitée sur le plateau de Quotidien ce jeudi 29 janvier, l’humoriste Elena Nagapetyan a livré un témoignage à la fois drôle et touchant sur son parcours d’immigration, son apprentissage express du français via la télévision et une confession surprenante la liant au chef médiatique Philippe Etchebest. Son récit, ponctué d’anecdotes personnelles et d’extraits de son spectacle et de son livre, a mis en lumière les étapes de son intégration en France depuis 2010.

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Installée en métropole depuis 2010 et mère d’un garçon de huit ans, Elena Nagapetyan s’est d’abord fait connaître sur les réseaux sociaux avant de gagner les scènes avec son spectacle Ça valait le coup. Elle est également l’auteure de La bible d’une MILF (éditions Michel Lafon), présenté mercredi soir à l’émission de Yann Barthès. Son registre mêle autodérision, observations sur la parentalité et réflexions sur l’intégration, ton qui lui a valu un large écho public et des invitations télévisées.
Sur le plateau, elle a raconté comment elle a appris le français en combinant des cours formels et une immersion télévisuelle. « Je prenais des cours de français la journée et, le soir, quand je rentrais chez moi, je regardais les émissions qui étaient diffusées à partir de 18 heures », a-t-elle expliqué, citant notamment des programmes de divertissement comme outils d’apprentissage. La télévision est pour elle devenue un vecteur d’acquisition linguistique mais aussi de familiarisation avec les codes culturels français.
Une figure télévisuelle devenue repère : Philippe Etchebest
Parmi les émissions évoquées, Cauchemar en cuisine a occupé une place particulière dans son récit. L’animateur vedette, Philippe Etchebest, est apparu à Elena comme une figure marquante, perçue avant tout à travers l’intensité de son ton et de ses réactions. Sur le plateau, elle a comparé avec humour le chef à une silhouette familière de son passé : « Philippe Etchebest me rappelait quelque chose que je connais bien : un homme très énervé qui hurle tout le temps. Je ne comprenais rien mais je me disais qu’on dirait mon père que je n’ai jamais vu », racontant cette impression qui a suscité les rires de l’émission.
Au fil des années, Elena Nagapetyan a eu la possibilité de croiser celui qui, sur le petit écran, incarnait pour elle un modèle à la fois impressionnant et inquiétant. Elle a précisé que la rencontre s’est déroulée alors qu’ils jouaient dans le même théâtre. Face au chef, elle a ressenti un mélange d’admiration et de peur, au point de ne pas oser l’aborder : « J’avais un mélange d’admiration et de peur, je n’ai pas osé lui parler », a-t-elle admis.
Cette confidence, mêlant humour et sincérité, illustre le cheminement d’une artiste arrivée sans maîtrise de la langue et qui a su transformer des images télévisuelles premières en repères linguistiques et culturels. Elle a conclu sur une note personnelle d’émotion contenue : « Je regrette… mais peut-être un jour… »

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