Côte d’Ivoire : les stocks résiduels de cacao de la campagne principale toujours en question
L’Organisation interprofessionnelle agricole (OIA) de Côte d’Ivoire attend toujours le versement des sommes liées aux stocks résiduels de la campagne principale de cacao. Cette campagne de commercialisation, qui s’étendait d’octobre jusqu’à la fin février, a subi un net ralentissement : faute de liquidités chez certains opérateurs, de grandes quantités de fèves sont restées bloquées au sein des coopératives agricoles.

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Parallèlement, les ventes correspondant à la campagne intermédiaire ont été lancées et des connaissements ont déjà été émis, indiquent des acteurs du secteur, même si aucun chiffre précis n’a encore été publié.
Selon les responsables de l’OIA, l’État s’était engagé à acquérir 100 000 tonnes de fèves en souffrance pour soulager les coopératives. Mais une partie significative de ce volume n’aurait pas été réglée : d’après le troisième vice‑président et porte‑parole de l’organisation, entre 55 000 et 60 000 tonnes restent à évacuer et à financer.
Les représentants de l’OIA se montrent cependant optimistes et estiment que la totalité du lot promis sera prochainement orientée vers les sociétés coopératives, permettant ainsi aux producteurs de récupérer leurs liquidités.
Discorde autour du décompte des 100 000 tonnes
Le Conseil café‑cacao (CCC), autorité de régulation de la filière, conteste ces chiffres. Le régulateur rappelle qu’une répartition avait été décidée lors d’une réunion à la Primature : l’OIA se serait vu attribuer un contingent de 40 000 tonnes, les volumes restants ayant été répartis entre deux autres opérateurs.
Un responsable du CCC affirme qu’il ne resterait plus de stock à acheter dans le cadre des 100 000 tonnes et met en cause la transparence des communications de l’OIA à l’égard des planteurs.
L’OIA, créée en décembre 2025, regroupe des représentants des producteurs, des exportateurs et des industriels du café‑cacao ; sa mission affichée est d’améliorer les performances de la filière et d’accroître les revenus des cultivateurs.
Le Conseil café‑cacao, quant à lui, existe depuis 2011 et a pour vocation d’assurer la régulation, la stabilisation et le développement du secteur café‑cacao en Côte d’Ivoire.



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