Côte d’Ivoire : les aviculteurs et revendeurs fixent de nouveaux prix pour le poulet et les œufs
Le collège des associations d’aviculteurs et de revendeurs membres de l’IPRAVI a annoncé de nouveaux prix bord ferme pour la volaille de chair et les œufs de consommation, dans le contexte de l’entrée en vigueur de l’annexe fiscale 2026 en Côte d’Ivoire.

Cette décision intervient après l’instauration d’une Taxe sur la Valeur Ajoutée (TVA) de 9 % sur l’aliment pour volailles, un intrant clé représentant entre 60 et 70 % des coûts de production avicole. Dans un communiqué, les associations d’aviculteurs ANAVICI, UACI et UNACI, ainsi que l’association des revendeurs ANAREVCI, précisent qu’une réévaluation concertée des coûts de production a été réalisée. Cette démarche a pour objectif d’intégrer l’impact combiné de la nouvelle fiscalité et de la hausse continue des prix des matières premières, de l’énergie et du transport.
À l’issue de cette analyse technique et économique, le collège a fixé de nouveaux prix bord ferme pour garantir la viabilité des exploitations et la continuité de l’approvisionnement du marché national. Le prix du poulet de chair est désormais de 2 400 FCFA pour un poids vif moyen de 1,7 kilogramme, tandis que le plateau de 30 œufs de consommation est également fixé à 2 400 FCFA.
Selon le collège, ces ajustements visent à maintenir une rentabilité minimale pour les exploitations avicoles, assurer la continuité des activités et préserver les emplois dans la filière, tout en recherchant un équilibre durable entre producteurs, distributeurs et consommateurs. Les nouveaux tarifs s’appliquent à l’ensemble des acteurs de la filière dès leur publication.
Conscients des effets possibles de cette réforme fiscale sur le pouvoir d’achat et la chaîne de distribution, les responsables du collège réaffirment leur disponibilité à dialoguer avec les autorités publiques et les partenaires institutionnels. Ils appellent également à la mise en place de mesures d’accompagnement pour atténuer l’impact de la TVA sur l’aliment de volailles et garantir la stabilité d’un secteur considéré comme stratégique pour la sécurité alimentaire et l’emploi en Côte d’Ivoire.

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