Cameroun : saisie record de drogue, l’Afrique une zone de transit mais aussi de consommation

Une saisie d’envergure a été opérée à l’aéroport de Douala : les contrôles ont permis la découverte d’environ 2,5 tonnes de stupéfiants, principalement de la cocaïne et des comprimés de tramadol. L’opération porte la valeur estimée des marchandises à près de 50 milliards de francs CFA, ce qui correspond à environ 76 millions d’euros.

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Nicolas Sur.
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Les envois saisis provenaient de plusieurs pays, parmi lesquels l’Inde, le Soudan du Sud et l’Allemagne, signalant des liaisons internationales et des circuits d’acheminement diversifiés. Le mélange des origines illustre la complexité des filières qui transitent par le Cameroun.

La découverte, intervenue lors de vérifications à l’aéroport, met en lumière la pression croissante exercée sur les points d’entrée aériens de la région. La nature et le volume des produits confisqués soulèvent des questions sur les méthodes de dissimulation et les réseaux logistiques employés.

François Patuel, chercheur principal pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre à l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC), était l’invité de l’émission Afrique midi pour évoquer ce dossier et en situer les enjeux.

Implications sécuritaires et sanitaires pour la région

Une opération de cette ampleur a un double impact : elle porte un coup financier important aux trafiquants, tout en révélant l’existence d’une demande et d’un marché qui dépassent les frontières nationales. Pour les autorités, il s’agit d’un signal fort sur la nécessité de renforcer la coopération transfrontalière et le contrôle des flux aériens et postaux.

La présence conjointe de cocaïne et de tramadol — ce dernier souvent détourné de son usage médical — pose également un défi sanitaire. La prolifération de produits opioïdes de contrefaçon ou détournés alimente des phénomènes d’abus et de dépendance, exigeant des réponses adaptées en matière de prévention et de prise en charge.

Au-delà de l’impact immédiat sur les réseaux criminels, cette saisie relance le débat sur les ressources à mobiliser pour renforcer les capacités d’enquête, d’analyse et d’échange d’informations entre pays d’origine, de transit et de destination, afin d’endiguer des trafics aux ramifications internationales.

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