Burkina : le procès des magistrats, avocats et douaniers sous forte tensions
Au Burkina Faso, plusieurs magistrats, des avocats et des agents des douanes attendent la décision de la justice fixée au 24 février. Cette date marque l’annonce du sort qui leur sera réservé à l’issue de la procédure engagée contre eux.

SOMMAIRE
La clôture du procès, qui a suscité une forte attention publique, a eu lieu après des audiences retransmises par une chaîne publique. La couverture audiovisuelle a permis un large suivi des débats par l’opinion.
Lors de cette audience très suivie, les personnes mises en cause ont pris la parole pour contester les charges retenues contre elles. Leurs interventions visaient à répondre à une série d’accusations formulées par le ministère public.
Accusations et réactions des prévenus
Parmi les chefs d’accusation figurent notamment la corruption d’agents publics, le blanchiment de capitaux, le trafic d’influence et l’abus de fonction. Les poursuites incluent également des accusations liées à la divulgation illégale de l’identité de témoins bénéficiant d’une protection.
Les mis en examen, assistés de leurs avocats, ont présenté des éléments de défense face à ces motifs d’incrimination. Au cours des plaidoiries et des déclarations rendues publiques pendant le procès, ils ont contesté les reproches dont ils font l’objet.
Parallèlement à leur contestation des faits, plusieurs prévenus et leurs conseils ont dénoncé des exactions subies pendant leur période de détention. Ces allégations de mauvais traitements ont été formulées à l’audience et relayées par les parties concernées.
La date du 24 février, annoncée à la fin des débats, figurera désormais dans le calendrier judiciaire comme celle à laquelle la décision sur ces dossiers sera rendue.

Commentaires