Burkina Faso affirme qu’un plan d’assassinat de 125 000 $ visant Ibrahim Traoré a été filmé

Le ministre de la Sécurité, Mahamadou Sana, a annoncé la découverte d’un complot visant l’exécution d’un coup d’État, financé selon lui par des éléments venus d’un pays voisin et appuyé par des responsables qui auraient soutenu l’un des anciens dirigeants renversés. L’intervention des services de renseignement, la saisie d’un enregistrement où se détaillent les opérations projetées et l’arrestation de plusieurs suspects figurent parmi les éléments confirmés par la chaîne publique lors d’une allocution nocturne.

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Selon le ministre, l’enquête a permis d’identifier l’organisation du plan et d’intercepter une vidéo dans laquelle les conspirateurs évoquent l’intention d’assassiner le chef de l’État dans la nuit du samedi 3 janvier, peu après 23h00, en utilisant soit un engin explosif au domicile présidentiel, soit une attaque au contact rapproché. Toujours d’après Mahamadou Sana, les auteurs prévoyaient ensuite de frapper d’autres personnalités civiles et militaires de haut rang et de neutraliser une base de lancement de drones pour empêcher toute intervention extérieure.

Le responsable a précisé que des financements étrangers avaient soutenu la manœuvre : 70 millions de francs CFA, soit environ 125 000 dollars, proviendraient de la Côte d’Ivoire, d’après les investigations initiales. Les services de sécurité affirment disposer d’éléments matériels — notamment l’enregistrement audio/vidéo — corroborant les discussions entre les conspirateurs sur le calendrier et les modalités de l’attaque, et qu’ils ont procédé à plusieurs interpellations dans le cadre des actes d’enquête en cours.

Ibrahim Traoré

Ibrahim Traoré est un officier burkinabè qui s’est imposé sur la scène politique en septembre 2022 après avoir conduit une mutinerie contre l’intérim dirigé par Paul‑Henri Sandaogo Damiba. Alors capitaine, il avait renversé Damiba, lui-même arrivé au pouvoir lors d’un putsch en janvier 2022, dans un contexte de fortes critiques sur la gestion de la lutte contre les groupes jihadistes.

La prise de pouvoir de Traoré avait été présentée à l’époque comme une réaction à l’incapacité de l’ex‑exécutif à contenir une insurrection islamiste qui avait fait des milliers de morts et forcé des millions de personnes à se déplacer. Après son arrivée au pouvoir, Traoré s’était donné pour objectifs affichés le rétablissement de la sécurité et la reconquête de territoires sous contrôle des groupes armés, et avait réorienté la politique extérieure pour réduire les dépendances à certains alliés traditionnels.

Dans son intervention, le ministre Sana a accusé explicitement l’un des protagonistes du complot d’être la même personne que celle délogée par Traoré en 2022, en référence à Paul‑Henri Sandaogo Damiba. Le ministre a déclaré que les investigations se poursuivaient et a indiqué que les responsables identifiés avaient été arrêtés. Il a ajouté que les services avaient saisi des éléments probants et que des procédures judiciaires étaient engagées, avant d’appeler la population à « ne pas se laisser abuser, par naïveté, par des schémas dangereux »

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