Bruno Salomone sur Disney : « un autre monde où les règles étaient très strictes »
Le comédien Bruno Salomone est décédé dimanche 15 mars 2026 à l’âge de 55 ans, a annoncé son agent Laurent Grégoire à l’AFP. Selon ce communiqué, l’artiste est mort «après s’être battu contre une longue maladie». L’annonce a déclenché une vague d’hommages sur les réseaux sociaux de la part de collègues, d’amis et de spectateurs qui ont salué son talent et sa générosité.

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Figure du one‑man et du petit écran, Bruno Salomone s’était fait connaître au début des années 1990 et avait poursuivi une carrière mêlant humour et cinéma. Son agent a fait part de la tristesse entourant sa disparition, rappelant le long combat contre la maladie qui l’a finalement emporté. Les premiers messages publics de personnalités du monde du spectacle ont rapidement suivi cette annonce officielle.
Parmi les réactions, Jean Dujardin, qui a débuté sa carrière aux côtés de Bruno Salomone, s’est exprimé au micro de France Inter. Il a évoqué l’importance des marques d’affection pour Salomone et a raconté : «C’était très important pour lui qu’on se signifie qu’on s’aime. Parfois, il m’engueulait en me disant : ‘Tu ne me dis jamais que tu m’aimes.’ Je lui disais : ‘Mais je suis pudique, je ne sais pas le dire et puis on bosse ensemble depuis des années, mais tu sais que je t’aime’.» La comédienne Julie Gayet a également publié un hommage sur Instagram, écrivant notamment : «Bruno… Ta générosité. Ta gentillesse. Et… Ton rire. Je suis bouleversée d’apprendre que tu nous as quittés ce matin. Roi de l’humour, Génie génial du one man, poète. Je t’aimais et t’admirais. Tu as été tellement important dans ma vie.»
Parcours professionnel et confidences sur la maladie
Plusieurs proches ont raconté que Bruno Salomone était discret sur son état de santé. Interrogée par Paris Match, l’actrice Hélène de Fougerolles a déclaré : «On s’attendait à son départ. Je savais qu’il était malade». Elle a précisé qu’au cours d’un dîner, il lui avait confié : «Tu sais, j’ai eu un cancer» et qu’en septembre précédent, elle avait appris par une tierce personne que son cancer avait récidivé. Selon ses propos, Salomone refusait que sa maladie soit trop exposée, par pudeur et pour éviter la pitié.
Avant d’accéder à une notoriété plus large, Bruno Salomone a raconté ses débuts dans des rôles modestes au cinéma et des expériences étonnantes qui ont forgé son parcours. Il expliquait s’être présenté pour une publicité liée à Disneyland Paris après une rencontre sur le tournage du film L.627 de Bertrand Tavernier, où il avait tenu un rôle coupé au montage. Engagé pour animer le parc, il a interprété Dingo dans les défilés du parc et a souvent évoqué cet apprentissage du spectacle comme formateur.
À propos de cette expérience à Disneyland, il disait avec humour et distance : «Je n’ai pas fait l’armée, mais j’ai fait Disney, un autre monde où les règles étaient très strictes !» Ces souvenirs publics, mêlés aux témoignages de proches, tracent le portrait d’un comédien apprécié pour sa créativité et son sens de la camaraderie.



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