BRICS: Moscou rappelle l’absence de clause d’assistance militaire entre États membres
Le Kremlin a tenu à lever toute ambiguïté. Par la voix de son porte-parole, Dmitri Peskov, la Russie a rappelé que l’adhésion à l’organisation des BRICS n’entraîne aucune obligation d’assistance militaire en cas d’attaque armée contre l’un de ses membres.

Cette mise au point intervient dans un contexte de fortes tensions internationales, alors que l’Iran, membre du groupe depuis le 1ᵉʳ janvier 2024, est engagé dans une confrontation militaire avec les États-Unis et Israël.
Des frappes ciblées menées fin février 2026 contre des installations iraniennes ont été suivies de ripostes de Téhéran visant des bases américaines dans la région.
S’exprimant auprès de l’agence Sputnik, Dmitri Peskov a été explicite : la participation aux BRICS « n’implique pas d’obligation d’assistance mutuelle en cas d’agression armée ».
Il a insisté sur le fait que le cadre des BRICS repose avant tout sur la coopération économique, financière et politique, et ne constitue en aucun cas une alliance militaire.
Le porte-parole du Kremlin a ainsi souligné que le groupe ne saurait être assimilé à une organisation de défense collective comparable à l’OTAN, dont les membres sont liés par des engagements militaires formels.
Une séquence diplomatique sous tension
Dans ce contexte, Moscou indique que le président Vladimir Poutine prévoit des échanges avec plusieurs dirigeants internationaux afin d’évaluer les évolutions de la crise iranienne et d’explorer des pistes diplomatiques.
Le conflit en cours a déjà eu des répercussions notables, notamment sur le trafic pétrolier au détroit d’Hormuz, tout en accentuant les tensions géopolitiques dans le Golfe. Sans perspective immédiate d’accalmie, la posture collective des BRICS, oscillant entre consultations politiques et appels au dialogue, devrait être observée de près lors des prochains sommets du groupe et à travers d’éventuelles initiatives de médiation.

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