Bénin : Patrice Talon écarte l’option d’un remaniement malgré l’élection de quatre ministres comme députés

À l’issue des élections législatives du 11 janvier 2026, quatre membres du gouvernement béninois ont été élus députés. Cette configuration aurait pu conduire à un réaménagement de l’équipe gouvernementale. Mais à quatre mois de la fin du mandat présidentiel, l’exécutif affirme son choix de privilégier la continuité et l’efficacité de l’action publique, plutôt que des ajustements politiques de circonstance.

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Patrice Talon, président de la République depuis le 6 avril 2016
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La proclamation des résultats définitifs des élections législatives du 11 janvier 2026 par la Cour constitutionnelle a fait entrer quatre ministres du gouvernement du président Patrice Talon dans la nouvelle Assemblée nationale ( 10è législature).

Trois d’entre eux ont été élus sous la bannière du Bloc Républicain (BR). Il s’agit de Abdoulaye Bio Tchané, ministre d’État chargé du Développement et de la Coordination de l’action gouvernementale ; Éléonore Yayi Ladékan, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique et de Alimatou Shadiya Assouman, ministre de l’Industrie et du Commerce.

Le quatrième ministre élu est Jean-Michel Hervé Abimbola, ministre du Tourisme, de la Culture et des Arts, sur la liste de l’Union Progressiste le Renouveau (UP-R).

Cette situation relance le débat sur la nécessité ou non d’un remaniement gouvernemental. Face à la presse le vendredi 23 janvier 2026, le porte-parole du gouvernement, Wilfried Léandre Houngbédji, a affirmé que « Pour ça, il n’y aura pas de remaniement ». L’argument central avancé par le gouvernement repose sur le temps restant avant la fin du mandat présidentiel, prévue pour le 24 mai 2026, date de l’investiture du nouveau chef de l’État.

Selon Wilfried Léandre Houngbédji, les ministres élus disposent d’un délai légal pour choisir entre leur poste gouvernemental et leur mandat de député, une décision qui interviendra à la mi-mars. « L’Assemblée sera installée le 8 février. Ils ont un mois pour choisir, nous sommes autour du 7 mars. L’élection aura lieu le 12 avril » a t-il déclaré.

Dans ce contexte, un éventuel remaniement ne concernerait, au mieux, que deux à trois mois d’exercice effectif, une durée jugée peu pertinente pour installer de nouveaux responsables et garantir l’efficacité de l’action publique.

« Est-ce que, pour vous, ce serait pertinent, pour deux mois, de faire un remaniement et de nommer de nouvelles personnes ? »

Le porte-parole a rappelé que, même dans des circonstances exceptionnelles, le gouvernement a fait le choix de la stabilité plutôt que celui des ajustements politiques. « Après la perte tragique d’un membre du gouvernement et même du limogeage du ministre de l’Énergie on aurait pu faire un remaniement, mais ça n’a pas été fait »,

Pour le gouvernement, la priorité reste l’achèvement des réformes engagées plutôt que la redistribution des postes. « Quand vous êtes ministre et que vous êtes élu député, c’est en accord avec le chef du gouvernement qu’on détermine votre trajectoire politique…. Est-ce qu’ils iront siéger tous ou une partie, ou est-ce qu’ils resteraient au gouvernement ? Le moment venu, nous en serons tous informés davantage », a conclu le secrétaire général adjoint du gouvernement.

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