Aya Nakamura : la France a besoin de repos
Aya Nakamura, figure majeure de la chanson francophone depuis 2017 et auteure de tubes planétaires tels que Djadja, Copines, Dégaine, Bobo ou Pookie, se retrouve au cœur d’une polémique après des propos tenus le 23 février 2026 sur CNews par l’écrivain Richard Millet, qui l’a qualifiée de « chanteuse énorme malienne ». Artiste fréquemment citée parmi les plus écoutées sur YouTube Music, Aya Nakamura continue néanmoins de rassembler un large public tout en faisant face à des attaques et critiques médiatiques.

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Depuis ses débuts, la chanteuse nantaise originaire de Bamako enchaîne les succès et les projecteurs. Son troisième album, sobrement intitulé Aya, paru en 2020, a confirmé sa popularité, notamment grâce au morceau Nirvana où le terme « mashallah » est repris à plusieurs reprises. Le 13 février 2026, elle a été nommée dans la catégorie « Artiste féminine » aux Victoires de la musique, une reconnaissance institutionnelle relevée par la presse et présentée dans certains articles comme une forme de revanche face à ses détracteurs.
La qualification employée par Richard Millet sur CNews a provoqué, selon plusieurs médias, une vague d’indignation. Les termes ciblés envers l’artiste s’inscrivent dans un contexte de critiques récurrentes dont elle a fait l’objet depuis ses premières apparitions publiques, critiques auxquelles elle dit préférer ne pas répondre directement pour poursuivre sa carrière.
Déclarations publiques sur la foi, le destin et le regard social
Invitée du journaliste Mouloud Achour sur le plateau de Clique, Aya Nakamura s’est longuement expliquée sur l’emploi de l’expression « mashallah » dans Nirvana et sur son rapport personnel à la religion. Elle a déclaré que la foi « l’apaise » et qu’elle considère la croyance comme un moyen de « se reposer ». Interrogée sur la manière dont elle gère les événements négatifs, elle a expliqué : « Parfois, quand il y a un truc mauvais, je me dis : ‘C’est comme ça. C’est le destin’. » Ces propos illustrent l’importance qu’elle accorde à une forme de sérénité intérieure.
Sur le plateau, Aya Nakamura a également évoqué les tensions sociales en France, citant le racisme et l’islamophobie. Elle a estimé que « la France a besoin de repos » face à ces phénomènes et a nuancé son propos en précisant que « chacun a sa vision des choses ». Souvent perçue comme directe dans ses prises de parole, elle a affirmé n’avoir « aucun tabou » et s’est dite « pas radicale », mettant en garde contre les jugements fondés sur les apparences ou les médias.
Dans le même entretien, elle a livré un exemple de stéréotype social : « Un mec qui habite dans la campagne et qui n’a jamais vu d’Arabes et de Noirs, dès qu’il en voit un passer, il regarde les médias et il se dit : ‘ah ouais, c’est chaud là’. » Ces remarques, selon le compte rendu de l’émission, ont suscité « de vives réactions » parmi les internautes et certains observateurs des médias.

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