Allemagne : deux attaques visent le réseau électrique le même jour, la piste du sabotage privilégiée
Deux incidents distincts ont visé mardi 1er septembre des infrastructures électriques allemandes, à Jänschwalde dans l'est et à Bergheim dans l'ouest. La police privilégie la piste du sabotage et une enquête antiterroriste a été ouverte, sans attribution confirmée à ce stade.
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Deux incidents ont visé mardi 1er septembre des infrastructures électriques en Allemagne, l’un dans l’est du pays près de la centrale à lignite de Jänschwalde, dans le Brandebourg, l’autre dans l’ouest, sur un poste de l’opérateur Amprion à Bergheim. Dans les deux cas, la police privilégie la piste d’un acte volontaire plutôt que celle d’une simple défaillance technique, et une enquête antiterroriste a été ouverte.
Près de la centrale de Jänschwalde, des engins explosifs artisanaux ont été découverts sur un poste électrique ; au moins un a explosé, endommageant plusieurs lignes de transport. Cinq unités de production au lignite, d’une capacité totale de 4 200 mégawatts, ont été arrêtées par précaution, sans qu’aucune coupure de courant généralisée ne soit signalée. Aucune victime n’a été recensée.
À Bergheim, un court-circuit a provoqué la défaillance de plusieurs lignes sur une installation de l’opérateur Amprion, sans coupure de courant. « Nous ne partons pas de l’hypothèse d’une panne technique mais d’un acte volontaire », a déclaré à l’AFP le porte-parole de la police locale.
La police du Brandebourg a ouvert une enquête antiterroriste concernant l’attaque de Jänschwalde. Le ministre de l’Intérieur de Rhénanie-du-Nord-Westphalie, Herbert Reul, a estimé qu’« un poste électrique est vital pour notre vie quotidienne » et que « toute attaque contre un tel site concerne notre pays, notre économie, notre mode de vie ». Le ministre-président du Brandebourg, Dietmar Woidke, a de son côté condamné des actes de sabotage touchant l’ensemble des citoyens.
Deux hypothèses à l’étude, sans attribution confirmée
Les enquêteurs examinent deux pistes distinctes, sans avoir établi de responsabilité formelle à ce stade. La première évoque une possible implication étrangère, la Russie étant mentionnée par plusieurs médias sans confirmation officielle. La seconde s’oriente vers la mouvance d’extrême gauche allemande, en particulier le groupe Vulkangruppe, actif depuis 2011 et déjà lié à une douzaine d’attaques contre des infrastructures.
Ces deux incidents s’inscrivent dans une série d’attaques visées contre les infrastructures énergétiques allemandes ces derniers mois, certaines ayant déjà été revendiquées. Aucune interpellation n’avait été annoncée à ce stade dans le cadre de ces deux dossiers.
Les autorités allemandes n’ont pour l’instant communiqué aucun calendrier concernant l’avancement de ces deux enquêtes distinctes, confiées respectivement à la police du Brandebourg et à celle de Rhénanie-du-Nord-Westphalie.



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