« Abrutis va » : Florent Pagny sort de ses gonds après des accusations de fraude fiscale

Pour le lancement de son podcast Aura, la journaliste Audrey Crespo‑Mara a reçu Florent Pagny, qui s’est longuement expliqué sur sa vie personnelle, sa carrière et, surtout, sur les polémiques autour de sa situation fiscale. L’entretien, diffusé lors de la première émission, a recentré le débat sur la réalité de sa résidence partagée entre la France et l’Argentine, les montants d’impôts payés et ses démêlés passés avec l’administration fiscale.

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"Abrutis va !" : accusé de fraude fiscal, Florent Pagny sort de ses gonds
Franck Castel/ABACAPRESS.COM
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Au cours de cet échange, le chanteur a abordé ses goûts musicaux, ses collaborations potentielles avec des artistes comme Orelsan ou Gims et son rapport aux réseaux sociaux, avant d’insister sur ce qu’il considère comme des idées reçues concernant son exil supposé pour motifs fiscaux. Pagny a souhaité clarifier sa situation fiscale et répondre aux critiques publiques qui l’accompagnent depuis plusieurs années.

Florent Pagny a rappelé qu’il partage depuis environ trente ans son temps entre la France et l’Argentine, où il réside notamment en Patagonie, région d’origine de son épouse Azucena Caamaño. Il a assuré payer des impôts dans chacun des pays selon sa présence et son activité, et a souligné qu’il ne perçoit, selon ses dires, « rien en dehors de la France » en matière de revenus artistiques.

« On dit que je suis parti pour ne pas payer d’impôts » : les précisions de Pagny sur sa résidence fiscale

Interpellé sur le motif de son installation partielle en Argentine, Florent Pagny a rejeté l’idée que ce déplacement relève d’un stratagème d’optimisation illégale. « On dit que je suis parti en Argentine pour ne pas payer d’impôts. Comme si l’Argentine était un paradis fiscal. Abrutis va ! », a‑t‑il lancé, avant de poursuivre : « Je vis en Argentine, je paie des impôts en Argentine. Je vis en France, je paie des impôts en France. »

Le chanteur a également rappelé la règle générale appliquée en France : toute performance réalisée sur le territoire national est soumise à l’imposition française. « Les règles fiscales françaises sont pour tout le monde pareil », a‑t‑il affirmé, insistant sur le fait que ses activités artistiques effectuées en France sont déclarées et imposées sur place.

Florent Pagny n’a toutefois pas éludé son passé judiciaire en matière fiscale. La justice l’avait reconnu coupable d’avoir omis de payer la TVA en 1997 et d’avoir sous‑estimé ses revenus sur des années antérieures. Cette condamnation a entraîné une peine de prison avec sursis et une amende de 15 000 euros. Ces démêlés ont, par la suite, alimenté des mouvements de départs temporaires à l’étranger, choix que certains observateurs ont interprété comme une recherche d’environnements fiscaux moins contraignants.

Selon ses déclarations dans le podcast, ces choix de résidence alternée ont été pris dans un cadre légal mais ont suscité des critiques publiques. Lors de l’entretien, Pagny a invité à distinguer la situation fiscale effective — remboursement et paiement d’impôts en fonction des lieux de résidence et d’activité — des rumeurs et accusations qui l’ont visé au fil des années.

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