Zimbabwe : le FMI et Harare s’accordent sur la deuxième revue, sans prêt
Le FMI et les autorités zimbabwéennes ont conclu un accord au niveau des services sur la deuxième revue du programme suivi par le Fonds. L’accord reste soumis à l’approbation de la direction du FMI et ne débloque aucun financement, mais il consolide le dossier de Harare sur les arriérés et la restructuration de la dette.

Le Fonds monétaire international et les autorités zimbabwéennes ont conclu le 17 septembre à Harare un accord au niveau des services sur les politiques nécessaires pour achever la deuxième revue du programme suivi par les services du FMI. L’accord reste soumis à l’approbation de la direction du Fonds et n’entraîne aucun décaissement.
Le FMI estime que la mise en œuvre du programme est restée solide jusqu’à fin juin. Tous les objectifs quantitatifs et indicatifs ont été atteints, à l’exception de celui portant sur les dépenses sociales et prioritaires protégées. Les deux repères structurels de fin juin, liés au registre social du Zimbabwe et à la stratégie de compte unique du Trésor, ont également été remplis.
L’institution projette une croissance de 5 % en 2026 après 8,3 % en 2025. L’inflation annuelle est tombée à 2,9 % en août, soutenue par une politique monétaire restrictive et une relative stabilité du taux de change, tandis que le compte courant devrait rester excédentaire grâce aux exportations et aux transferts de la diaspora.
Le programme de dix mois ne constitue pas un prêt. Son objectif est de consolider la stabilité macroéconomique et d’établir un historique de politiques jugées crédibles avant une éventuelle résolution des arriérés extérieurs, une restructuration de la dette et une reprise plus large des relations financières avec les créanciers internationaux.
Le FMI a toutefois pointé le retard des dépenses sociales et prioritaires, qu’il considère comme une préoccupation importante. Il demande une amélioration de la planification de trésorerie et de l’exécution budgétaire afin que les crédits destinés aux programmes prioritaires et aux ménages vulnérables soient effectivement versés. La Banque de réserve du Zimbabwe est également invitée à maintenir une politique monétaire stricte jusqu’à ce que les anticipations d’inflation soient mieux ancrées et que la confiance dans le ZiG se renforce.
Pour 2027, le FMI prévoit un ralentissement de la croissance à 3,5 %, en raison des effets attendus d’un épisode El Niño particulièrement intense. Le Fonds avertit que la trajectoire pourrait se dégrader si le phénomène est plus sévère que prévu ou si les mesures d’atténuation sont retardées.



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