Tanella Boni est morte à Toulouse, ses obsèques prévues lundi
L’écrivaine et philosophe ivoirienne Tanella Boni est décédée le 15 septembre 2026 à Toulouse. Le ministère ivoirien de la Culture a annoncé ses obsèques pour le lundi 21 septembre.

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L’écrivaine, poétesse et philosophe ivoirienne Tanella Boni est décédée le 15 septembre 2026 à Toulouse, en France, a annoncé vendredi le ministère ivoirien de la Culture et de la Francophonie. Ses obsèques sont prévues lundi 21 septembre. Figure reconnue de la littérature ivoirienne et de la poésie africaine contemporaine, elle laisse une œuvre à la croisée de la création littéraire, de la philosophie et de l’enseignement universitaire.
Dans son communiqué du 18 septembre, le ministère la présente comme une « figure majeure » de la culture ivoirienne. Tanella Boni était membre de l’Académie des Arts, des Sciences, des Cultures d’Afrique et des Diasporas africaines (ASCAD), Chevalier dans l’Ordre du Mérite Culturel de Côte d’Ivoire et lauréate du Prix d’Excellence pour la Littérature.
Son parcours universitaire s’est construit entre la France et la Côte d’Ivoire. Après des études à Toulouse et à Paris, elle a obtenu un doctorat en philosophie puis un doctorat d’État à l’Université Paris-Sorbonne. Elle a ensuite enseigné la philosophie à l’Université de Cocody à Abidjan, où elle a aussi dirigé le département de philosophie et exercé des responsabilités au sein de la faculté des lettres.
Au-delà de l’université, Tanella Boni a publié de nombreux recueils de poésie, romans et essais. Ses textes ont notamment abordé l’identité, la condition des femmes, les droits humains et la place de l’Afrique dans le monde contemporain. En 2023, elle avait été l’une des figures centrales du Salon international du livre d’Abidjan, tandis que son initiative « Poeticales » offrait un espace d’expression aux poètes et aux slameurs.
Une œuvre distinguée en Côte d’Ivoire et à l’international
Parmi ses ouvrages les plus connus figure Matins de couvre-feu, récompensé par le Prix Ahmadou-Kourouma en 2005. Son travail poétique a également été distingué en 2025 par le Prix Tchicaya U Tam’si de la poésie africaine à Assilah, au Maroc. Ces distinctions ont accompagné une carrière au cours de laquelle elle a alterné écriture, enseignement, recherche et engagement dans les milieux littéraires.
Le ministère de la Culture a salué vendredi son apport au rayonnement de la culture ivoirienne et africaine et présenté ses condoléances à sa famille ainsi qu’au monde littéraire. Les obsèques auront lieu lundi 21 septembre, selon le communiqué officiel.



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