Tchad : les coupures persistent à N’Djamena après l’incendie de Farcha 1

Près de quatre semaines après l’incendie du 26 juillet à la centrale de Farcha 1, des habitants de N’Djamena signalent encore de longues coupures, tandis que les capacités détruites ne sont pas rétablies.

ECONOMIE
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Ndjaména, Tchad
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Des habitants de N’Djamena disent subir encore de longues coupures d’électricité près de quatre semaines après l’incendie du 26 juillet 2026 à la centrale thermique de Farcha 1. Le sinistre a réduit la capacité d’alimentation de la capitale et affecte les ménages comme les petites activités qui dépendent du courant.

L’incendie s’est déclaré dans l’après-midi du 26 juillet dans les installations de TchadElec, dans le 1er arrondissement. L’Autorité de régulation du secteur de l’énergie électrique a indiqué que le groupe G3 avait été touché et annoncé des investigations techniques. Tchadinfos a, de son côté, fait état de trois groupes détruits, représentant une puissance totale estimée entre 18 et 21 mégawatts.

À Toukra, dans le 9e arrondissement, des habitants interrogés décrivent des périodes prolongées sans électricité. L’électricien indépendant Fidèle Sakor affirme que les interruptions ont réduit ses possibilités de travail et plongent régulièrement les rues dans l’obscurité. Le commerçant Néradingam Samedi dit rencontrer des difficultés pour conserver les produits frais de son alimentation.

Ces témoignages ne permettent pas de mesurer la durée des coupures dans l’ensemble de la capitale, mais ils illustrent les conséquences de la baisse de production dans certains quartiers. TchadElec n’a pas rendu public de calendrier détaillé pour la remise en service des équipements endommagés.

Deux enquêtes et des capacités nouvelles attendues

Le procureur de la République près le tribunal de grande instance de N’Djamena, Moussa Abdelkerim, s’est rendu sur le site le 27 juillet. Il a annoncé une enquête associant des techniciens et des officiers de police judiciaire afin de déterminer les responsabilités pénales, matérielles et individuelles liées au sinistre.

L’Autorité de régulation a également indiqué suivre l’incident et devoir communiquer les résultats de ses propres investigations. Aucune conclusion officielle sur l’origine du feu n’avait été rendue publique dans les informations consultées au 20 août.

Une centrale thermique de 40 mégawatts, financée par l’Algérie, est parallèlement en construction dans la zone de Farcha. Lors d’une visite le 20 juillet, avant l’incendie, le ministre de l’Eau et de l’Énergie, Passalé Kanabé Marcelin, avait annoncé une fin des travaux pour la fin août, après le montage des turbines et leur raccordement au réseau.

Cette nouvelle installation est distincte des groupes détruits à Farcha 1. Le ministre avait également relevé la vétusté du réseau de transport et de distribution, estimant que des travaux complémentaires seraient nécessaires pour acheminer efficacement la production supplémentaire vers les usagers de N’Djamena.

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