Surya Bonaly évoque son adoption et son enfance dans son livre

Aux Jeux olympiques d’hiver de Milan-Cortina, l’intérêt pour le patinage artistique en France s’est confirmé, porté par des audiences importantes et des performances spectaculaires. La victoire de Guillaume Cizeron et Laurence Fournier Beaudry a rassemblé 4,4 millions de téléspectateurs, avec un pic à 6 millions lors de la remise des médailles, tandis que la mémoire collective revient inévitablement sur Surya Bonaly, figure majeure du sport et auteure de révélations personnelles sur son adoption dans son livre « Surya Bonaly, Le feu sur la glace ».

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adoptée, Surya Bonaly, première Française de couleur aux JO d'Hiver se livre sur son enfance
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SOMMAIRE

En février 1998, aux Jeux olympiques de Nagano, Surya Bonaly a vécu un programme dramatique et emblématique. Malgré des blessures récentes, elle s’est élancée sur la glace en s’appuyant sur l’adrénaline pour tenter des éléments risqués. Une chute dès le premier saut a rendu incertaine sa qualification pour le podium, mais elle est revenue sur la glace pour réussir notamment un triple Salchow, témoignant de son aptitude aux sauts exigeants.

Ce même programme a vu Bonaly tenter un salto arrière, figure acrobatique qui a provoqué une réaction chaude du public. L’exécution, spectaculaire, n’a pas suffi à convaincre les juges : la réception sur les deux pieds, jugée incorrecte et dangereuse, a entraîné une pénalisation et une dixième place au classement final. Ce geste est resté associé à sa carrière et à sa volonté de repousser les limites techniques du patinage féminin, traditionnellement axé sur l’élégance et la fluidité.

Surya Bonaly : la carrière, le geste et la confidence

Surya Bonaly s’est démarquée par un style volontiers athlétique, privilégiant la puissance et l’audace technique. Unique dans son époque, elle est restée la seule à tenter publiquement ce salto, devenu au fil des ans un symbole de son identité sportive. Pendant près d’un demi-siècle, le backflip était prohibé en compétition ; l’International Skating Union (ISU) a levé l’interdiction en juin 2024, un changement qui a relancé le débat sur l’évolution des codes techniques et artistiques.

Aux Jeux de Milan-Cortina, le jeune patineur américain Ilia Malinin a repris l’élément controversé — qualifié de “saut Bonaly” par certains médias — contribuant à transformer une figure longtemps rejetée en un objet de célébration technique. Ce retour des éléments acrobatiques dans les programmes compétitifs illustre la mutation des critères de notation et l’intérêt renouvelé du public pour l’innovation sur la glace.

Sur le plan sportif, le palmarès de Bonaly inclut notamment neuf titres de championne de France en individuel et un titre en couple en 1989, obtenu avec Benoît Vanderberghe. Ces résultats ont fait d’elle une référence nationale et internationale, malgré l’absence de médaille olympique qui aurait pu couronner son parcours.

Dans son livre « Surya Bonaly, Le feu sur la glace » et au micro d’Élodie Suigo sur Franceinfo, la sportive aborde sa vie personnelle, évoquant son adoption et l’enfance qu’elle décrit comme « bien remplie, beaucoup d’amour, beaucoup de joie de vivre ». Elle y retrace son parcours depuis ses premiers pas sur la glace jusqu’à la fin de sa carrière, en multipliant les hauts et les bas et en saluant l’appui de ses parents adoptifs.

La patineuse, parfois désignée comme la Réunionnaise, revient également sur son rapport au métier et à la compétition, affirmant une volonté constante de positivité et de découverte. Dans ses propos rapportés, elle insiste sur l’importance de dire « oui à la vie » et de rester ouverte aux nouvelles expériences, positions qui ont guidé sa trajectoire sportive et personnelle.

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