Shirine Boutella revient sur le cyberharcèlement après avoir embrassé Tayc

Shirine Boutella, révélée au grand public par la série Christmas Flow diffusée sur Netflix en 2021, a révélé dans le documentaire Maghrébines diffusé sur la chaîne YouTube Slash et france.tv, les difficiles conséquences d’une scène romantique filmée dans la production. L’actrice a été victime d’un important cyberharcèlement, provoqué par l’identité fictive de son partenaire à l’écran. Ces attaques en ligne, motivées par des préjugés raciaux et religieux, ont marqué une étape douloureuse dans sa carrière mais ont aussi renforcé sa volonté de continuer à s’imposer dans le paysage audiovisuel.

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SOMMAIRE

Dans la série Christmas Flow, Shirine Boutella joue le rôle d’une journaliste engagée qui vit une histoire d’amour avec un rappeur célèbre, interprété par le chanteur Tayc. Leur relation à l’écran est marquée par plusieurs scènes romantiques, notamment un baiser qui a suscité une vive réaction sur les réseaux sociaux. Malgré le succès rencontré par la série, certains internautes ont profité des plateformes numériques pour tenir des propos haineux à l’encontre de l’actrice. Le documentaire Maghrébines donne la parole à Shirine Boutella qui, avec émotion, revient sur cette période marquée par le harcèlement.

Une romance de fiction qui a déclenché une vague de haine

La scène d’amour entre le personnage de Shirine Boutella et celui de Tayc, bien qu’imaginaire, a donné lieu à une violente campagne sur les réseaux sociaux. L’actrice a raconté avoir pris conscience de l’ampleur des attaques en découvrant un hashtag dédié aux insultes : « TuNousReprésentesPas ». Ce mot-dièse révélait l’hostilité d’une partie des internautes qui refusaient de voir cette représentation à l’écran.

Plus précisément, la colère numérique visait la représentation d’une femme maghrébine embrassant un homme noir et non musulman, un choix jugé inacceptable pour certains. Dans le documentaire, Shirine Boutella décrit amèrement ces critiques : « J’avais pécho un mec noir et non musulman, donc à partir de là, il n’y avait rien de pire pour eux. » Ces propos témoignent de la nature très ciblée et discriminatoire du cyberharcèlement subi, mêlant racisme et rejet religieux.

Si la notoriété apportée par Christmas Flow a permis à l’actrice de gagner en visibilité, elle a également exposé Shirine Boutella à une réalité brutale sur les réseaux sociaux où la haine peut se propager très rapidement. Le documentaire Maghrébines met en lumière cette problématique, en illustrant à travers le récit de l’actrice, les conséquences délétères du harcèlement en ligne sur les artistes.

Une réponse pleine de détermination

Face à ces attaques, Shirine Boutella n’a pas choisi de se taire. Loin de se laisser intimider, elle affirme que cette vague de haine n’a fait que renforcer sa détermination à poursuivre sa carrière et à porter des rôles forts. Elle explique dans le documentaire : « J’ai envie de leur dire : oui, je suis là et je mérite d’être là. Et vous allez voir, ça va être super ce que je vais faire. » Ce message témoigne d’une posture combative vis-à-vis des critiques, ainsi que d’une volonté claire de s’imposer dans le milieu artistique.

Par ailleurs, l’actrice partage également sa vision de la représentation des femmes maghrébines à l’écran. Pour elle, cette image doit casser les clichés en présentant une « meuf marrante, qui n’a pas peur de parler, de dire ce qu’elle pense, qui ne se laisse pas écraser. » Ce témoignage souligne l’importance pour Shirine Boutella de défendre un portrait réaliste et positif des femmes issues de cette origine, en refusant de se cantonner à des stéréotypes limitants.

Cette prise de position publique dans Maghrébines illustre la double charge assumée par l’actrice : à la fois incarnation d’une représentation nouvelle à l’écran et cible d’une hostilité liée aux préjugés sociaux encore largement présents dans certaines sphères du public.

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