Image Celtiis
Image Celtiis

RDC : une croissance économique résiliente en 2025 selon la Banque mondiale

Malgré un contexte international tendu et des incertitudes politiques persistantes, l’économie de la République démocratique du Congo a affiché en 2025 une progression qui la place au‑dessus de la moyenne de l’Afrique subsaharienne, d’après un rapport de la Banque mondiale, lequel préconise notamment un renforcement de la gouvernance des entreprises publiques pour soutenir durablement cette trajectoire.

ACTUS
154 vues
RDC: une «croissance économique résiliente en 2025», selon un rapport de la Banque mondiale
<span>Une vue du centre financier de Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo.</span> <span>© Pascal Mulegwa/RFI</span>
2 min de lecture
Google News Commenter

SOMMAIRE

Pigier Cisco

Reportage de Paulina Zidi, notre correspondante à Kinshasa.

Le document évalue la croissance du pays à 5,5 % pour l’année 2025 : un rythme inférieur à celui de 2024, mais qui reste robuste face aux chocs externes. Les auteurs soulignent toutefois que cette performance repose en grande partie sur le secteur minier, ce qui expose l’économie à la volatilité des prix des matières premières.

Parallèlement, l’inflation a fortement reculé — passant d’environ 11,7 % fin 2024 à 2,3 % en décembre 2025 — une tendance attribuée en partie à l’appréciation du franc congolais par rapport au dollar. Cette amélioration macroéconomique ne se traduit pas pour autant par un recul de la précarité : seulement 66 % des personnes en âge de travailler ont un emploi et plus de 81 % de la population demeure sous le seuil de pauvreté.

Les entreprises publiques pèsent lourd sur la dette extérieure

La Banque mondiale pointe des défaillances persistantes au sein de plusieurs sociétés publiques clés — dont l’opérateur électrique, la compagnie des eaux et des acteurs miniers — et estime que la dette liée aux entreprises publiques représente aujourd’hui 42 % de la dette publique extérieure du pays.

Le rapport note aussi que la hausse des dépenses consacrées à la sécurité a contribué à creuser le déficit budgétaire : il serait passé de 1,9 % du produit intérieur brut en 2024 à environ 2,9 % en 2025, mettant sous pression les finances publiques et limitant les marges de manœuvre pour des investissements sociaux et infrastructurels.

À NE PAS MANQUER

Commentaires

FIL D'ACTU
13:23 Criet : le procureur requiert la relaxe au bénéfice du doute pour Aurélie Guézo