RDC : Cardinal Fridolin Ambongo qualifie le pays de « terre meurtrie » dans son message pascal
À l’occasion des célébrations pascales du dimanche 5 avril 2026, le cardinal Fridolin Ambongo a livré, au cours de la veillée du samedi 4 avril, un message empreint d’inquiétude sur l’état de la République démocratique du Congo.

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Reconnu pour son franc-parler, le prélat a cette fois renoncé à pointer directement la gestion politique du pays ou à commenter une affaire d’actualité précise lors de son homélie.
Le texte, diffusé dans l’ensemble de l’archidiocèse de Kinshasa, peint la nation comme une terre profondément atteinte, traversée par une douleur sociale et humanitaire persistante.
Le cardinal a notamment alerté sur l’aggravation de la violence dans la capitale et sur la dégradation des infrastructures, facteurs qui compliquent fortement la vie quotidienne et pèsent sur l’activité économique des habitants.
« Rien n’est irréversible »
Au-delà de Kinshasa, il a évoqué la situation dramatique dans d’autres régions : occupation de pans du territoire, conflits armés, milliers de déplacés contraints à des conditions précaires et une jeunesse exposée au désespoir — des réalités qui, selon lui, fragilisent gravement la cohésion nationale.
Malgré ce constat sombre, le message pascal du cardinal cherche à insuffler de l’espérance. Il affirme que la détérioration n’est pas irréversible et invite les Congolais à privilégier le dialogue et la recherche de la paix.
Sans entrer dans le débat sur une éventuelle révision constitutionnelle, il encourage ses compatriotes à s’engager sincèrement dans le Pacte pour la paix et le bien vivre-ensemble, initiative portée par les Églises catholique et protestante qu’il présente comme une piste concrète pour reconstruire l’unité du pays.



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