Patrick Bruel : l’avocat évoque des SMS de nature sexuelle envoyés par certaines plaignantes
Patrick Bruel est au centre d’une nouvelle série de révélations : visé par au moins quatre plaintes pour violences sexuelles en région parisienne et par la plainte pour viol déposée par l’animatrice Flavie Flament, le chanteur fait aussi l’objet de témoignages publics d’une trentaine de femmes, tandis que son avocat affirme détenir des éléments à décharge, notamment des SMS qualifiés de « très crus » et « de nature sexuelle ». Ces éléments ont été présentés lundi 18 mai 2026 lors d’une interview sur RTL par Christophe Ingrain, conseil de l’artiste.

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L’avocat a pris la parole pour répondre à la multiplication des accusations et aux témoignages publiés par Mediapart. Il a défendu une ligne offensive en invoquant des pièces susceptibles, selon lui, de relativiser certains récits et en rappelant que Patrick Bruel reste présumé innocent des faits qui lui sont reprochés. Le conseil a par ailleurs souligné que plusieurs plaintes avaient fait l’objet, à l’issue d’enquêtes, d’un classement sans suite.
Dans son intervention radiophonique, Christophe Ingrain a également abordé le dossier concernant Flavie Flament, contestant la version de l’animatrice et précisant que son client conteste notamment l’administration de toute substance. Il a par ailleurs évoqué la durée et la nature des relations entre les deux protagonistes pour plaider le consentement.
Des SMS « de nature sexuelle » envoyés à Patrick Bruel et une accusation de tentative de chantage
Lors de l’entretien, l’avocat a assuré que Patrick Bruel disposait de SMS envoyés par certaines plaignantes et les a décrits comme « très crus » et « de nature sexuelle ». Selon Christophe Ingrain, ces messages comporteraient des propos indiquant une attirance, le récit d’une nuit passée ou des confidences sur des rapports avec d’autres partenaires durant lesquels certaines personnes auraient pensé à l’artiste. Il a précisé que ces SMS seraient remis aux magistrats dans le cadre de la procédure.
Christophe Ingrain a refusé de lire ces messages à l’antenne et n’a pas identifié leurs auteurs. Il a en revanche rapporté, sans produire de preuve publique lors de l’interview, l’existence d’une demande financière adressée à son client par une plaignante présumée : un montant d’un million d’euros ou l’acquisition d’un appartement à Paris, New York ou Los Angeles, condition selon lui à l’abandon d’une plainte.
Sur le dossier Flament, l’avocat a déclaré que son client « conteste absolument » avoir administré une drogue à qui que ce soit et a insisté sur le fait que leurs rencontres, épisodiques, se seraient déroulées sur plusieurs années, de l’adolescence à l’âge adulte, ce qu’il invoque pour justifier le caractère consenti des relations évoquées.
Christophe Ingrain a aussi rappelé que son client avait été placé en garde à vue, soulignant que cette mesure s’était déroulée selon les règles applicables à tout justiciable. Il a mentionné que certaines plaintes avaient été classées sans suite, et a signalé qu’une enquête antérieure classée devait faire l’objet d’une réouverture, dont l’issue reste pour l’heure inconnue.
Les éléments évoqués par la défense — SMS, allégation de tentative de chantage et contestation des faits par Patrick Bruel — figurent désormais parmi les pièces avancées dans le débat public et judiciaire autour des différentes plaintes.


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