Patrick Bruel accusé par huit femmes de violences sexuelles
Patrick Bruel, icône de la chanson française depuis les années 1980, est visé par les récits de huit femmes issues des milieux de la musique, du théâtre, du cinéma et du sport, qui décrivent des comportements à connotation sexuelle qu’elles jugent violents ou inappropriés sur une période allant de 1992 à 2019. Deux plaintes pénales ont été déposées et rendues publiques en 2026, relançant l’attention sur des faits qui avaient déjà fait l’objet de signalements en 2019.

SOMMAIRE
Selon les éléments divulgués, l’une des plaintes, déposée le 12 mars 2026, concerne une accusation de tentative de viol et d’agression sexuelle examinée par le parquet de Paris. Une seconde procédure est instruite par le parquet de Saint‑Malo, qui porte sur une plainte pour viol relative à des faits présumés datant d’octobre 2012 lors du Festival du Film britannique de Dinard. Des signalements similaires avaient été examinés en 2019, mais des enquêtes ouvertes à l’époque avaient été classées sans suite en 2020, le parquet estimant l’absence d’élément pénal caractérisé.
Les récits publiés en 2026 couvrent des contextes professionnels variés — tournées, plateaux de théâtre, festivals de cinéma, compétitions sportives — et plusieurs témoins décrivent des pressions ou des gestes non consentis. L’information a été relayée par plusieurs médias, qui rapportent à la fois les témoignages des plaignantes et la position de la défense.
Les témoignages détaillés et la prise de parole de Daniela Elstner
Parmi les personnes ayant pris la parole, Daniela Elstner, directrice générale d’Unifrance depuis 2019, occupe une place centrale. Elle situe les faits qu’elle dénonce en novembre 1997, lors d’un festival du film français à Acapulco, alors qu’elle était assistante. Elle raconte avoir été entraînée dans une voiture puis conduite vers une chambre d’hôtel où, affirme-t-elle, l’homme l’aurait embrassée de force, déshabillée et touchée à plusieurs reprises avant qu’elle ne parvienne à s’enfuir.
Interrogée par Mediapart, Daniela Elstner a justifié sa décision de parler près de trente ans après les faits en déclarant : « Ce que je veux, c’est que cette fois on m’entende, et qu’on ne puisse plus dire qu’on ne savait pas. » Elle a également indiqué déposer une plainte, en précisant : « Aujourd’hui, je suis prête à parler, et je dépose une plainte que j’aurais dû déposer il y a trente ans ».
Les autres témoignages rendus publics font état de situations diverses : l’une des plaignantes affirme avoir subi un baiser imposé à l’âge de quinze ans lors de l’US Open, une autre évoque une relation qu’elle qualifie de « consentie mais non désirée » suivie, selon elle, d’un acte sexuel imposé au domicile de l’artiste. Une styliste rapporte un baiser forcé et des mains sur ses parties intimes en loge, tandis que des masseuses et esthéticiennes décrivent des sollicitations sexuelles insistantes dans des hôtels à Cannes et à Ajaccio.
Dans la couverture médiatique, l’avocat de Patrick Bruel est cité affirmant que son client « conteste et réfute toute ‘violence’ ou ‘contrainte' » et assurant, selon L’Internaute, « n’avoir jamais outrepassé un refus, jamais forcé à un geste ou un rapport sexuel ».



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