Nigeria : l’inflation s’établit à 15 % en janvier, le plus bas depuis quatre ans
Au Nigeria, l’inflation annuelle a encore légèrement reculé en janvier 2026, à 15,10 % contre 15,15 % en décembre 2025, marquant le dixième mois consécutif de baisse et le niveau le plus bas depuis novembre 2020 ; cette détente des prix intervient dans un contexte d’appréciation du dollar qui a réduit le coût de certaines importations.

SOMMAIRE
L’inflation alimentaire, composante majeure de l’indice des prix à la consommation, a poursuivi son reflux pour le sixième mois d’affilée, à 8,89 % en janvier 2026. La baisse des prix alimentaires est liée à une offre abondante sur plusieurs produits de base, notamment l’huile de cuisson, les céréales et les légumes. D’autres postes de dépenses ont affiché un ralentissement marqué sur un an : les loisirs et la culture sont passés à 1,52 % contre 12,12 % le mois précédent, l’habillement et les chaussures à 10,91 % contre 13,16 %, et les boissons alcoolisées et le tabac à 13,62 % contre 14,98 %. À l’inverse, l’éducation a enregistré une accélération des prix, à 22,48 % contre 16,36 % en décembre.
Sur le plan mensuel, l’indice des prix à la consommation (IPC) a reculé de 2,88 % en janvier après une hausse de 0,54 % en décembre 2025. L’inflation sous-jacente, qui exclut les produits agricoles et l’énergie, a diminué pour le septième mois consécutif, à 17,72 % en janvier 2026, son plus bas niveau depuis octobre 2022. Ces évolutions sont issues des données publiées par le National Bureau of Statistics (NBS).
Contexte monétaire et données complémentaires
Les variations observées pour janvier 2026 interviennent alors que la Banque centrale du Nigeria (Central Bank of Nigeria, CBN) a adopté au cours des derniers mois une politique de resserrement des taux directeurs dans le but de contenir l’inflation et de stabiliser la monnaie nationale. Les autorités monétaires ont multiplié les interventions et ajustements de taux durant la période récente, selon les communiqués officiels de la CBN.
Parallèlement, le dossier des prix à la consommation inclut des disparités sectorielles notables : les produits importés ont bénéficié de la vigueur du dollar, ce qui a modéré certaines hausses, tandis que les services et certains biens domestiques continuent d’afficher des pressions inflationnistes plus élevées. Les chiffres de janvier confirment une trajectoire baissière amorcée depuis dix mois, avec des niveaux de référence comparables à ceux enregistrés fin 2020 pour l’inflation globale et à l’automne 2022 pour l’inflation sous-jacente.
Dans ses orientations publiées pour 2026, la Banque centrale du Nigeria a fixé une cible d’inflation à 16,5 % pour l’année

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