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Naps remis en liberté sous contrôle judiciaire après condamnation pour viol

Naps, figure du rap marseillais propulsée par le succès de « Pochon bleu » en 2017 et du tube planétaire « Bande organisée » en 2020, a été remis en liberté sous contrôle judiciaire le 6 mars 2026, après une condamnation à sept ans de prison dans une affaire de viol. L’artiste, né Nabil Boukhobza, avait été condamné par une juridiction qui a retenu un « viol par surprise » commis dans une chambre d’hôtel parisienne, une affaire marquée par l’usage de protoxyde d’azote et d’alcool, ainsi que par des éléments médicaux et des écrits produits lors des débats.

CéLéBRITé
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Condamné pour viol, le rappeur Naps remis en liberté sous contrôle judiciaire
Condamné pour viol, le rappeur Naps remis en liberté sous contrôle judiciaire
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SOMMAIRE

Artiste à succès ayant multiplié les disques de platine et collaboré avec Jul sur le projet collectif 13 Organisé, Naps s’était imposé sur la scène urbaine française avant que sa carrière ne soit éclipsée par cette procédure pénale. L’affaire, très suivie par la presse et les réseaux sociaux, oppose la notoriété publique de l’interprète de La Kiffance au récit de la plaignante et aux pièces médico-légales présentées au procès.

Selon la décision rendue le 19 février, la cour d’appel avait condamné le rappeur à sept ans d’emprisonnement pour le viol d’une jeune femme de 24 ans. Le dossier décrit une situation au cours de laquelle la victime aurait été réveillée par « la douleur d’une pénétration » alors qu’elle dormait, après une soirée où protoxyde d’azote et consommation d’alcool figuraient parmi les éléments factuels examinés par la justice. L’écart d’âge de 15 ans entre l’accusé et la plaignante et le risque de fuite évoqué par l’accusation avaient alors motivé un mandat de dépôt et l’incarcération immédiate de Nabil Boukhobza, qui a toujours nié les faits.

Libération sous contrôle judiciaire et éléments de procédure

Le 6 mars 2026, la cour d’appel a ordonné la remise en liberté de Naps sous contrôle judiciaire. Ses avocats, Nabil Boudi, Orane Quénot et Marceau Perdereau, ont déclaré à l’AFP que cette décision s’inscrivait dans la logique de la procédure d’appel et ont rappelé le principe de la présomption d’innocence. Le communiqué des conseils précise que la libération a été accordée sans versement de caution.

Sur le plan factuel, la cour s’était appuyée, dans son appréciation des faits, sur plusieurs éléments présentés à l’audience : la constance du témoignage de la plaignante, des examens médicaux évoquant des lésions, ainsi que des écrits produits par la victime le soir des faits, notamment un message adressé à une amie présente dans la chambre d’hôtel et décrit comme un message de détresse.

Durant le procès, l’accusé a maintenu une défense vigoureuse, niant avoir commis un acte non consenti et contestant les qualifications retenues par l’accusation. Le dossier comporte également des éléments techniques et médico-légaux qui ont été examinés par les magistrats lors des différentes audiences.

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