Mika : son père retenu en otage au Koweït et sans contact pendant huit mois

Mika, auteur de tubes tels que « Grace Kelly », « Relax » ou « Elle me dit », révèle une enfance marquée par des déplacements constants et un traumatisme familial majeur: son père a été retenu au Koweït pendant huit mois lors de la première guerre du Golfe, laissant la famille dans l’angoisse et sans contact direct. Ces événements, évoqués par le chanteur dans plusieurs entretiens, expliquent en partie le refuge que la musique est devenue pour lui et éclairent une facette moins connue de la star pop et du coach de The Voice.

CéLéBRITé
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son père retenu en otage au Koweït et "sans contact" de lui pendant 8 mois
son père retenu en otage au Koweït et "sans contact" de lui pendant 8 mois
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SOMMAIRE

Né à Beyrouth, Mika a grandi entre Paris et Londres. Son parcours international et sa carrière musicale, ponctuée de succès internationaux et d’une présence télévisuelle marquante, contrastent avec des années d’instabilité familiale et de difficultés financières. Dans des interviews, il a raconté comment ces bouleversements ont influencé sa jeunesse et orienté son rapport à la musique.

La vie quotidienne de la famille a oscillé entre apparences et privations: alors qu’il fréquentait une école privée, sa mère confectionnait elle-même ses vêtements à partir de tissus choisis par le jeune Mika. La musique est vite devenue un moyen d’évasion. Comme il l’a confié, « Quand les choses ont mal tourné, le volume de la musique a augmenté à la maison. » Le piano s’est imposé comme un exutoire et un point d’ancrage durant ces années troublées.

8 mois d’angoisse pour Mika et aucun contact avec son père

Le drame familial se noue pendant la première guerre du Golfe. Selon ses propos rapportés par la presse, le père de Mika, banquier d’origine américaine, se trouvait au Koweït pour un voyage d’affaires au moment de l’invasion par les troupes de Saddam Hussein. Il a alors été retenu, selon le récit du chanteur, et placé sous protection à l’ambassade américaine pendant une période de huit mois.

Durant cette période, la famille a vécu dans l’incertitude. Les contacts directs faisaient défaut et les informations se limitaient à de rares messages: ils recevaient « juste un fax de temps en temps », a relaté Mika. Cette absence prolongée a profondément déstabilisé le foyer et fragilisé la stabilité que connaissaient les enfants.

Le retour du père a été douloureux et révélateur des séquelles subies. Mika décrit un homme transformé, revenu « barbu, amaigri », avec « les yeux différents ». Outre l’impact psychologique, il y a eu des conséquences matérielles: le père a perdu son emploi et la famille a dû quitter son appartement parisien, puis reconstruire sa vie à Londres, où de nouvelles difficultés ont attendu le jeune Mika.

À Londres, l’adaptation scolaire s’est avérée compliquée: il a été confronté aux brimades, tant de la part d’une enseignante que de camarades. C’est pourtant grâce à la rencontre avec un professeur particulier de piano et à l’appui de l’épouse de celui-ci que Mika a renoué avec la pratique instrumentale. Ce nouveau cap a conduit à ses premières expériences professionnelles: à 9 ans, il décroche un premier emploi en tant que choriste à l’Opéra royal.

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