Mickels Réa retrouvé par Public : il affirme avoir ‘cruellement manqué d’accompagnement’ après la Star Academy
Mickels Réa, lauréat de la huitième saison de la Star Academy en octobre 2008, se confie sur son parcours depuis la fin prématurée de l’émission et sur sa vie artistique loin des projecteurs. Écarté des commémorations médiatiques alors que la marque Star Academy a été mise en pause à la fin de la même année, l’artiste raconte comment il a poursuivi la musique en coulisses, entre composition, production et musique de film, tout en menant une vie de famille avec sa compagne, l’actrice Cindy Colpaert, et leur fille qui fêtera bientôt ses six ans.

SOMMAIRE
La saison 8, marquée par des polémiques et une chute d’audience, a conduit TF1 à interrompre le programme à la fin de 2008. Mickels Réa dit s’être tenu volontairement à l’écart des polémiques durant son passage dans le télé‑crochet : « pur instinct de survie », confie‑t‑il, privilégiant la concentration sur sa pratique artistique plutôt que sur ce qui se passait « à la surface ». Il compare son positionnement à celui d’un « sous‑marin » : immergé dans le travail, peu affecté par les remous extérieurs.
La victoire, surprise pour lui, a bouleversé son quotidien. Mickels décrit l’impact psychologique d’un succès obtenu « sans l’avoir envisagé », et la nécessité de se réapproprier sa vie après l’exposition médiatique : regard des autres, attentes et bascules professionnelles ont constitué un chantier intérieur aussi important que le volet financier.
De la vitrine médiatique aux coulisses : albums, cinéma et pédagogie
Sorti du format télévisuel, Mickels Réa a multiplié les activités musicales hors champ. Il reconnaît un manque d’accompagnement au lendemain de la Star Academy, imputant une part du recul à des changements de direction au sein des équipes chez Universal — DG, DA — qui ont compliqué la poursuite d’un projet ambitieux. Ce projet initial prévoyait un album concept accompagné d’un film et de visuels d’animation 2D/3D ; des choix artistiques longs à mettre en place et peu compatibles avec le calendrier d’un tremplin médiatique, selon lui.
Plutôt que d’abandonner la musique, il explique s’être engagé dans des rôles moins visibles : composer, arranger, réaliser pour d’autres artistes, gérer des studios d’enregistrement, produire et éditer de jeunes compositeurs. Il qualifie ces activités de « très réelles » et exigeantes en temps et en énergie. Parallèlement, la musique de film s’est imposée comme un axe majeur de son travail, une orientation qu’il a approfondie auprès d’Éric Serra, le compositeur associé aux projets de Luc Besson.
Contacté pour la première émission anniversaire, il a décliné l’invitation : à ce moment, sa fille avait deux mois et sa compagne était hospitalisée, raisons familiales qui ont motivé son refus et, selon lui, peuvent avoir été interprétées comme un retrait volontaire. Malgré tout, il insiste sur la bienveillance de la production à son égard et évoque un possible malentendu communicationnel.
Sur la nouvelle génération de la Star Academy, Mickels dit ne pas suivre l’émission pour manque de temps, mais note une évolution technique des candidats, qu’il relie au phénomène The Voice. Pour lui, l’essentiel demeure le « fond » : l’émotion, la profondeur artistique plutôt que l’excellence technique seule. Il se dit prêt, à l’avenir, à occuper un rôle de « grand frère » ou de coach, position qu’il estime proche de son image d’ancien multi‑instrumentiste et d’accompagnateur au sein de sa promotion.
Sur le plan créatif, Mickels confirme qu’il développe actuellement sa carrière dans l’univers de la musique de film et travaille simultanément à la réalisation de ce qu’il présente comme son premier album, projet qu’il qualifie d’un « véritable accouchement ».

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