L’UE assure que les «attaques hybrides» de la Russie ne la dissuaderont pas d’aider l’Ukraine
La cheffe de la diplomatie européenne Kaja Kallas a dénoncé, mardi 1er septembre, une intensification des opérations hybrides russes contre l'Europe, en marge d'une réunion des ministres de la Défense de l'UE en Irlande.
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Les «attaques hybrides» menées par la Russie ne parviendront pas à dissuader l’Union européenne de soutenir l’Ukraine, a affirmé mardi 1er septembre la cheffe de la diplomatie de l’UE, Kaja Kallas, alors que Bruxelles accuse Moscou de chercher à déstabiliser les alliés de Kiev.
«La Russie s’en prend à l’Europe via une vague d’attaques hybrides qui ont un impact direct grandissant», a déclaré Kaja Kallas devant des journalistes, à l’occasion d’une réunion des ministres de la Défense de l’UE organisée dans le comté de Wicklow, en Irlande. «La Russie cherche à nous dissuader d’aider l’Ukraine, mais elle n’y arrivera pas», a-t-elle ajouté.
La cheffe de la diplomatie européenne a insisté sur le caractère de plus en plus concret de ces opérations, qu’elle a qualifiées de «cinétiques», c’est-à-dire impliquant une action militaire directe et non plus seulement des manœuvres de déstabilisation. Selon elle, la Russie «teste» en permanence les Européens, ce qui impose à l’UE de «vraiment répondre» par une stratégie coordonnée.
La ministre irlandaise de la Défense, Helen McEntee, a abondé dans ce sens, estimant que les menaces ne relèvent plus de la théorie. «Nous ne parlons plus seulement de menaces hybrides, nous commençons à voir des menaces se matérialiser», a-t-elle affirmé, citant des incursions récentes dans l’espace aérien et les frontières terrestres de la Roumanie, de la Lettonie, de l’Estonie et de l’Allemagne survenues dans les vingt-quatre heures précédentes.
Un groupe d’experts pour coordonner la réponse européenne
Les Vingt-Sept ont recensé cet été plusieurs incidents attribués à des opérations russes de sabotage, de cyberattaques ou d’incursions de drones, dont la découverte d’un engin à l’aéroport de Leipzig, en Allemagne, début août. Kaja Kallas a annoncé la mise en place d’un groupe d’experts de haut niveau chargé de développer des mécanismes de réponse communs à ces menaces croissantes.
La réunion des ministres de la Défense n’a en revanche pas permis de trancher la question de la fourniture de systèmes de défense antiaérienne Patriot à l’Ukraine, un dossier sur lequel les discussions doivent se poursuivre dans les prochaines semaines.



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