Lubumbashi : la 5e Fashion Week mise sur le raphia et l’afrofuturisme
Du 14 au 19 septembre, la scène créative de Lubumbashi a placé le raphia kuba, les fibres naturelles et les savoir-faire locaux au centre d’une mode tournée vers l’avenir.

À Lubumbashi, raphia kuba et fibres naturelles ont servi de fil rouge à la 5e Lubumbashi Fashion Week, organisée du 14 au 19 septembre 2026. Placée sous le signe de l’afrofuturisme, l’édition a invité les créateurs à relire le patrimoine congolais avec des codes contemporains.
L’édition 2026 a été construite autour d’un appel à l’authenticité. Les organisateurs ont demandé aux stylistes et artisans de revenir aux formes, gestes et matières associés aux cultures congolaises, puis de les réinterpréter avec des coupes, des usages et des silhouettes actuels.
Le raphia kuba occupe une place particulière dans cette démarche. La programmation cite aussi le bois, les fibres naturelles et d’autres ressources issues de l’environnement local. L’idée est de ne pas cantonner ces matières à l’artisanat décoratif, mais de les intégrer à une création vestimentaire capable de dialoguer avec les codes contemporains.
La Fashion Week ne s’est pas limitée au podium. Des ateliers consacrés à l’entrepreneuriat, à l’artisanat et à la création ont accompagné les défilés, avec des expositions collectives et un marché de créateurs. Ce format met directement en contact stylistes, artisans, porteurs de projets et public.
La manifestation est portée notamment par Lydia Katanga, fondatrice de l’agence AGORRA et directrice de la Lubumbashi Fashion Week. Le lancement de cette cinquième édition a été présenté comme une nouvelle étape pour une scène locale qui cherche à mieux structurer ses talents et à donner davantage de visibilité aux créateurs de la ville.
Le programme comprenait des ateliers, des expositions collectives et un grand défilé consacré aux interprétations de l’afrofuturisme par les créateurs. La 5e édition était programmée jusqu’au 19 septembre 2026, avec des activités à l’Académie des beaux-arts et à l’Institut français de Lubumbashi.



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