Nigeria : Tinubu exige des baisses de tarifs de transport dès le 1er octobre

Bola Tinubu demande aux 36 États nigérians de faire répercuter les économies liées au gaz naturel comprimé sur les tarifs de transport à partir du 1er octobre, alors que plus de 120 000 véhicules ont déjà été convertis.

ECONOMIE
Ahmed Bola Tinubu - Président du Nigéria
Ahmed Bola Tinubu - Président du Nigéria PH: DR
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Le président nigérian Bola Tinubu a demandé samedi 19 septembre aux 36 États d’abaisser les tarifs de transport dès le 1er octobre en accélérant le recours aux véhicules au gaz naturel comprimé et électriques. L’objectif fixé avec les gouverneurs est que davantage de passagers constatent une baisse mesurable du coût de leurs déplacements.

Le gouvernement fédéral affirme que plus de 120 000 véhicules ont déjà été convertis au gaz naturel comprimé au cours des trois dernières années. Le Nigeria compte désormais plus de 400 centres de conversion certifiés et plus de 90 stations de ravitaillement en CNG, selon les chiffres communiqués par la présidence.

Tinubu a cité plusieurs États où les tarifs ont déjà baissé. Dans l’État d’Oyo, le prix du trajet Lagos-Ibadan est passé d’environ 8 000 nairas à 3 200 nairas lors du premier déploiement de bus CNG. Dans l’Adamawa, certains services utilisant des énergies alternatives ont ramené des tarifs de 8 000 à 4 000 nairas, tandis qu’à Enugu, le trajet Enugu-Nsukka est passé de 2 500 à 1 500 nairas après la mise en circulation de 100 bus CNG.

À Abuja, des véhicules commerciaux convertis au CNG appliquent, selon la présidence, des réductions allant jusqu’à 40 % sur plusieurs axes. Le trajet Area 1-Gwagwalada est ainsi annoncé à 900 nairas contre 1 500 auparavant, celui de Nyanya à 420 contre 700 et celui de Wuse à 240 contre 400.

Le programme s’appuie aussi sur des flottes subventionnées ou gratuites. Dans l’État de Kaduna, 100 bus CNG ont transporté gratuitement environ 3,2 millions de passagers durant leur première année, pour une économie estimée par les autorités à plus de 3,5 milliards de nairas. Dans le Plateau, des bus soutenus par l’État transportent environ 13 000 personnes par jour à 200 nairas, contre plus de 500 nairas chez certains opérateurs commerciaux.

À Borno, les transports publics au CNG et électriques facturent entre 50 et 100 nairas sur des lignes où les opérateurs privés demandent entre 300 et 600 nairas. Le Niger a ramené le trajet Suleja-Abuja à environ 550 nairas contre 800 auparavant, tandis que l’Abia a déployé 40 bus électriques avec des tarifs subventionnés à hauteur de 50 %.

Le comité d’application du programme, placé sous l’égide du Nigeria Governors’ Forum et présidé par le gouverneur de Kwara, AbdulRahman AbdulRazaq, doit travailler avec les syndicats de transport et les opérateurs pour accélérer les conversions, déployer les flottes et développer les infrastructures nécessaires. Le gouvernement fédéral a indiqué qu’il poursuivrait ses investissements dans les stations de ravitaillement et les capacités de conversion.

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