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Licenciement de 169 agents de la SRTB : l’UPMB interpelle l’État

L’Union des Professionnels des Médias du Bénin a exprimé son soutien aux 169 agents licenciés de la Société de Radio et de Télévision du Bénin, dans le cadre de la restructuration engagée au sein de l’audiovisuel public. L’organisation appelle l’État béninois, propriétaire de la SRTB, à assumer sa responsabilité sociale et à garantir des mesures d’accompagnement adaptées aux travailleurs concernés.

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Union des Professionnels des Médias
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L’Union des Professionnels des Médias du Bénin (UPMB) a rendu public le 13 mai 2026 un communiqué de presse — référencé N°003-05/2026-PDT/SG/TA — par lequel elle apporte son soutien aux 169 agents de la Société de Radio et de Télévision du Bénin (SRTB) qui ont reçu leur lettre de licenciement. L’organisation syndicale indique que ces licenciements s’inscrivent dans la mise en œuvre d’un projet de réformes destiné à « renforcer les mécanismes de gestion administrative et de rationalisation des ressources humaines » au sein de la SRTB. Des responsables syndicaux avaient déjà dénoncé à plusieurs reprises cette situation avant la publication du communiqué, selon l’UPMB.

Dans ce communiqué, signé par le président de l’UPMB Hervé Prudence Hessou, l’Union interpelle l’État béninois, en sa qualité de « seul propriétaire de cet organe de service public d’informations », sur sa responsabilité sociale dans la gestion de cette restructuration. L’UPMB demande que les agents concernés bénéficient « de mesures d’accompagnement à la hauteur de la détresse causée ». L’organisation précise qu’elle « suit avec attention cette situation » et en appelle à « l’humanisme des responsables de la Société ».

Le communiqué de l’UPMB du 13 mai 2026 n’est pas isolé. Dès le 12 février 2026, des agents de la SRTB avaient été convoqués à une réunion interne au cours de laquelle leur départ leur avait été signifié sans préavis ni explication préalable, avec une date d’effet fixée au 28 février 2026, selon une déclaration conjointe des centrales syndicales. La Confédération des Syndicats Autonomes du Bénin (CSA-Bénin), la Confédération Générale des Travailleurs du Bénin (CGTB) et l’Union Nationale des Syndicats des Travailleurs du Bénin (UNSTB) avaient alors dénoncé une « violation manifeste des droits des travailleurs » et une procédure « contraire au Code du travail béninois ». Les trois centrales avaient exigé « l’arrêt immédiat de la procédure de licenciement », « la réintégration sans délai des agents injustement ciblés » et « l’ouverture d’un cadre réel de dialogue institutionnel ».

Les syndicats avaient également pointé l’absence de critères de sélection communiqués aux agents, dénonçant le fait que les licenciements sembleraient cibler des personnels en raison de leur âge ou de la nature de leur poste, jugé « non stratégique ». En réponse, le gouvernement béninois avait, par la voix de son porte-parole Wilfried Houngbédji, déclaré le 25 février 2026 que ces licenciements « font partie de la vie d’une entreprise » et évoqué des « réajustements pour des raisons économiques ou de fonctionnement ». Une mission d’audit du personnel avait été lancée au sein de la SRTB pour évaluer la performance des agents, mais les conclusions n’avaient pas été rendues publiques à cette date.

La SRTB, une réforme depuis 2025

La SRTB est le fruit de la fusion de l’Office de Radiodiffusion et Télévision du Bénin (ORTB) et du Centre Multimédia des Adolescents et des Jeunes du Bénin (CMAJB), actée en avril 2025 par le gouvernement du président Patrice Talon. Elle regroupe désormais les antennes Bénin TV, Bénin TV Juniors, Radio Bénin, Radio Parakou et Kiff FM, entre autres. En mai 2026, la Chine avait remis à la SRTB des archives audiovisuelles restaurées et du matériel de numérisation, illustrant les investissements en cours dans la modernisation de l’audiovisuel public béninois.

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