Laurence Ferrari et la phrase ‘Tu devrais appeler chez toi’ qui lui a annoncé la mort de sa mère

Laurence Ferrari, figure du journalisme français, a raconté avoir perdu sa mère par suicide en 1989, un événement qui a marqué sa vie personnelle et sa carrière naissante. Dans un entretien publié sur la chaîne YouTube « Entre vous et moi » avec Dominique Lagrou-Sempère, la journaliste revient sur l’annonce brutale et le traumatisme consécutif à cette disparition, évoquant une dépression rapide et sévère ayant conduit au geste fatal.

CéLéBRITé
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‘Tu devrais appeler chez toi’"
‘Tu devrais appeler chez toi’"
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À l’époque, Laurence Ferrari débute dans les médias et se consacre à bâtir sa carrière. Elle a depuis exercé sur plusieurs chaînes, dont TF1 puis CNews, où elle s’est fait remarquer pour son professionnalisme et son style direct. Dans l’entretien, elle décrit le moment précis où une amie l’a mise en alerte par téléphone : « Tu devrais appeler chez toi », lui a-t-on dit, sans vouloir lui révéler sur le champ la nature du drame.

Voyageant en train avec sa sœur vers Aix-les-Bains, elle contacte d’abord sa sœur puis son père, qui lui confirme la nouvelle : « Maman est morte ». La journaliste relate la sidération et l’incrédulité qui ont suivi l’annonce.

Le récit du traumatisme et le poids du souvenir

Arrivée sur place, Laurence Ferrari apprend que sa mère s’était donnée la mort, après une détresse psychologique intense. Elle qualifie cet épisode de « vie entière pulvérisée », décrivant l’onde de choc émotionnelle et la difficulté à appréhender un geste aussi radical. Selon ses mots, la dépression de sa mère a été « très sévère mais très rapide », s’étant installée et aggravée en l’espace d’un mois.

La journaliste raconte également la façon dont sa mémoire a réagi au traumatisme : une partie des souvenirs liés à sa mère se sont effacés, ce qu’elle interprète comme un mécanisme de protection lui ayant permis de continuer à assumer des responsabilités familiales, notamment vis‑à‑vis de ses sœurs. Elle dit se souvenir d’un instant de clarté au moment de l’enterrement où il lui a fallu choisir entre s’effondrer ou continuer : « sois tu t’effondres, sois tu continues ».

Durant cette période, elle souligne le soutien apporté par son père, qu’elle qualifie d’« admirable ». Ce soutien n’a toutefois pas supprimé l’ampleur du traumatisme ni les questions laissées par un suicide familial, qu’elle évoque comme la fin d’une certaine innocence et le début d’un cheminement personnel long et douloureux.

Dans l’entretien accordé à Dominique Lagrou-Sempère, diffusé sur la chaîne YouTube « Entre vous et moi », Laurence Ferrari livre plusieurs passages de mémoire et de ressentis, témoignant de l’impact profond de cet événement sur sa vie intime et professionnelle. Les déclarations rapportées ici proviennent de cet entretien.

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