La Guinée équatoriale choisit le norvégien TGS pour cartographier le sous-sol
La Guinée équatoriale a signé le 27 mars à Malabo un contrat avec la société norvégienne TGS pour procéder à une refonte complète de la cartographie de son sous-sol, portant sur la collecte, le retraitement et la mise à disposition de données sismiques et géophysiques à l’échelle nationale, ont indiqué les autorités lors d’une cérémonie au Palais du Peuple.

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L’opération vise à restructurer une base d’informations jugée insuffisante par le gouvernement afin de faciliter les décisions d’investissement des compagnies pétrolières et gazières. TGS, entreprise spécialisée dans les données énergétiques et les technologies d’exploration, est chargée de consolider les archives existantes, de retraiter les jeux de données avec des outils récents et de mettre en place une « data room » accessible aux opérateurs intéressés.
Selon la communication officielle, le vice-président Teodoro Nguema Obiang Mangue a insisté sur la nécessité d’améliorer la lisibilité du potentiel énergétique national pour réduire l’incertitude perçue par les investisseurs. La démarche intervient alors que la production d’hydrocarbures du pays s’est érodée ces dernières années en raison du vieillissement des champs et d’un ralentissement des investissements d’exploration.
Contenu et portée technique de l’accord, et extension au secteur minier
Le périmètre confié à TGS comprend la collecte de données historiques éparses, leur harmonisation et leur retraitement à l’aide de technologies de pointe destinées à améliorer la résolution et l’interprétation des signatures sismiques. L’objectif affiché par Malabo est de disposer d’une base d’information normalisée et consultable permettant aux majors comme aux indépendants d’évaluer plus précisément les opportunités d’exploration sans que l’État n’ait à engager immédiatement de forages coûteux.
La mise en place d’une data room énergétique, pratique devenue courante dans l’industrie pétrolière, doit permettre de centraliser l’information technique — profils sismiques, interprétations géophysiques, rapports historiques — et de la diffuser sous conditions aux acteurs susceptibles de financer de nouveaux travaux d’exploration. Les autorités ont précisé que l’accord porte sur la préparation et la valorisation des données, non sur l’exploitation directe de gisements.
En parallèle du volet hydrocarbures, le gouvernement a lancé un programme distinct pour mieux caractériser le potentiel minier du pays. Ce second chantier mobilise les sociétés sud-africaines Geophysics Surveys Inc. et Savannah, selon les mêmes communiqués officiels.
Le projet minier repose sur une campagne de levés géophysiques aéroportés destinée à produire une cartographie détaillée du sous-sol en vue d’identifier des occurrences de métaux et minéraux précieux. Les autorités indiquent que les informations attendues devront permettre de repérer et de localiser des ressources telles que l’or, les diamants, le coltan, le cuivre et le nickel.



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