Kristin Cabot donnera une conférence sur la gestion de crise facturée 700 euros après le Kiss cam de Coldplay
Kristin Cabot, ancienne responsable des ressources humaines chez le groupe technologique Astronomer, a choisi de tirer profit de la médiatisation de sa vie privée : propulsée sous les projecteurs après une scène filmée lors d’un concert de Coldplay, elle interviendra le 16 avril à Washington pour évoquer la gestion de crise lors de la RWeek Crisis Communications Conference, une intervention payante proposée à des tarifs compris entre 750 et 875 dollars (environ 630 à 740 euros).

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Les faits à l’origine de cette notoriété remontent au 16 juillet dernier, au Gillette Stadium de Boston, où la « kiss cam » du concert a diffusé en direct une image de Kristin Cabot et de son supérieur, Andy Byron, en train de s’embrasser. Cette séquence — montrant un échange intime sur les écrans géants de la salle — a rapidement circulé sur les réseaux et dans les médias, entraînant des répercussions personnelles et professionnelles pour les personnes impliquées. La « kiss cam » est un dispositif utilisé pendant certains événements sportifs ou concerts pour filmer et diffuser des spectateurs sélectionnés au hasard, souvent pour un moment ludique mais parfois source d’embarras.
Selon Le Parisien, Kristin Cabot interviendra pendant une trentaine de minutes aux côtés d’une spécialiste de la communication de crise, dans le cadre d’une session annoncée comme visant à « reprendre en main le récit ». Elle y expliquera, toujours d’après les informations relayées, les méthodes de communication qu’elle a employées pour tenter de rebondir après l’exposition publique de cet épisode et donnera des recommandations pratiques aux participants.
Prise de parole publique et antécédents
Kristin Cabot n’en est pas à sa première prise de parole sur l’affaire : en décembre dernier, elle s’était exprimée dans les colonnes du New York Times, reconnaissant avoir été sous l’influence de l’alcool la soirée de l’incident. Elle y a déclaré : « J’ai pris une mauvaise décision, j’ai bu quelques High Noons, j’ai dansé et je me suis comportée de manière inappropriée avec mon patron ». Dans le même entretien, elle a affirmé avoir « assumé [ses] responsabilités » et ajouté : « j’ai sacrifié ma carrière pour cela », expression qu’elle présente comme le prix qu’elle a choisi de payer.
Lors de cet échange avec le quotidien américain, Kristin Cabot avait également indiqué avoir eu un « béguin » pour son supérieur sans pour autant avancer qu’une relation entretenue existait avant cette soirée précise. Elle est depuis décrite dans la presse comme l’ancienne responsable RH d’Astronomer, rôle qui l’avait rendue visible dans l’entreprise avant la diffusion de la séquence.
La conférence de Washington est annoncée comme une session payante au sein d’un programme rassemblant des professionnels de la communication, et les organisateurs proposent l’accès à différents tarifs, situés entre 750 et 875 dollars la place, selon les informations publiées.

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