Kenya : le train le plus moderne du pays charrie une dette envers la Chine
Financé à 90 % par la Chine, le chemin de fer reliant Mombasa à Nairobi reste au cœur des débats au Kenya sur la soutenabilité de la dette publique, plusieurs années après son inauguration.


La ligne ferroviaire, présentée comme la plus moderne du pays, a franchi un cap symbolique en transportant 50 millions de tonnes de marchandises depuis son entrée en service en 2017, selon l’entreprise chinoise chargée de son exploitation.
L’annonce a été publiée lundi 27 juillet par l’agence officielle chinoise Xinhua, alors que le gouvernement kényan continue de faire face à une forte pression liée au remboursement de ses emprunts.
Le chemin de fer relie le port de Mombasa, principal point d’entrée des marchandises en Afrique de l’Est, à Nairobi, la capitale. Il constitue l’un des projets emblématiques des investissements chinois dans les infrastructures kényanes.
Son financement, largement assuré par Pékin, a toutefois alimenté les interrogations sur le poids de la dette contractée par le Kenya. Depuis l’ouverture de la ligne, le coût du projet et ses conditions financières font régulièrement l’objet de débats dans le pays.
Les derniers chiffres officiels montrent que cette pression reste loin d’être résorbée. La performance commerciale de la ligne, mise en avant par son opérateur, intervient ainsi au moment où les autorités kényanes sont confrontées à la nécessité de contenir leur endettement public.
Le transport de marchandises constitue l’une des principales fonctions de cette infrastructure, parallèlement au service de voyageurs entre Mombasa et Nairobi. L’ouvrage devait contribuer à moderniser les échanges et à fluidifier l’acheminement des produits depuis le port vers l’intérieur du pays.



Commentaires