Inde : Arundhati Roy annule sa venue à la Berlinale après un commentaire du président du jury sur Gaza
Le 13 février, l’écrivaine et militante indienne Arundhati Roy a annoncé qu’elle renonçait à participer à la Berlinale. Sa décision fait suite aux propos du président du jury du festival, le cinéaste Wim Wenders, qui la veille avait décliné l’occasion de condamner publiquement les opérations militaires menées par Israël à Gaza.

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Dans une déclaration adressée à l’AFP, Roy a expliqué que son retrait relève d’un acte de principe : selon elle, les violences en cours à Gaza constituent, et continuent d’être, un génocide contre le peuple palestinien attribué à l’État israélien. Elle a appelé les personnalités du monde artistique et cinématographique à se lever pour dénoncer cette situation, avertissant que l’histoire portera son jugement sur celles et ceux qui resteront silencieux.
Connue pour son engagement politique et ses prises de position souvent controversées, Arundhati Roy transforme ainsi sa présence à l’un des grands rendez-vous du cinéma international en geste politique visant à interpeller la communauté culturelle sur sa responsabilité morale.
Répercussions et débats
Ce retrait met en lumière les tensions croissantes entre préoccupations éthiques et événements culturels internationaux, et ravive le débat sur le rôle des festivals comme tribunes publiques. Certains observateurs estiment que la décision de Roy souligne la pression exercée sur les institutions culturelles pour qu’elles prennent position sur des crises humanitaires, tandis que d’autres appellent à préserver les espaces artistiques de toute instrumentalisation politique.
La polémique autour des paroles de Wim Wenders et de la riposte d’Arundhati Roy pourrait influencer la manière dont les organisateurs et les invités abordent les questions géopolitiques lors des prochaines éditions, et relance la discussion sur l’équilibre entre engagement personnel et neutralité institutionnelle.

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