Haïti : l’armée tchadienne double ses effectifs dans la mission multinationale de répression des gangs
Le Tchad a confirmé l’envoi de 1 500 militaires en Haïti pour intégrer la Force multinationale chargée de lutter contre les gangs armés, créée par une résolution du Conseil de sécurité des Nations unies à la fin de 2025. Les premiers éléments de ce contingent tchadien sont déjà arrivés sur place.

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Un détachement initial a débarqué à Port‑au‑Prince le 1er avril 2026 : une cinquantaine de soldats du génie, accompagnés d’électriciens, de plombiers et de menuisiers, ont été dépêchés en priorité afin d’assurer l’installation des infrastructures et des camps.
Alors que l’exécutif avait d’abord évoqué l’envoi de 750 hommes, le chef de l’État, Mahamat Idriss Déby, a annoncé à l’Assemblée nationale, dans un message daté du 20 avril 2026, le doublement des effectifs. Le Tchad fournira donc finalement environ 1 500 soldats pour cette mission internationale.
La force multinationale doit compter au total quelque 5 500 militaires à Port‑au‑Prince d’ici octobre 2026 ; près d’un quart de ces troupes proviendront du Tchad. L’engagement tchadien est prévu pour une durée d’un an et inclut des opérations offensives en milieu urbain contre les groupes armés qui terrorisent des quartiers entiers.
Préparation et expérience opérationnelle
Avant le départ, les unités tchadiennes ont suivi un cycle de préparation à Ndjamena sous la tutelle de la Cellule de coordination des opérations extérieures (Cecopex), afin de se familiariser avec les méthodes de combat urbain et les contraintes logistiques de l’opération.
Dans son allocution au Parlement, le président Déby a rappelé que l’armée tchadienne n’est pas étrangère aux interventions à l’étranger, citant son expérience passée en République démocratique du Congo, en Côte d’Ivoire et au Mali, qui fonde selon lui la capacité du pays à participer à cette nouvelle mission en Haïti.



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