Guinée-Bissau : principaux opposants libérés, Domingos Simoes Pereira en résidence surveillée
En Guinée-Bissau, deux figures de l’opposition placées en détention depuis le coup d’État du 26 novembre 2025 sont retournées à leur domicile, une évolution saluée par la société civile, les partis d’opposition et la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao).

SOMMAIRE
Domingos Simões Pereira est désormais soumis à une résidence surveillée, tandis que Fernando Dias, qui revendique la victoire à l’élection présidentielle interrompue par les militaires juste avant l’annonce des résultats, a quitté librement l’ambassade du Nigeria où il s’était réfugié. Ces mouvements interviennent après plusieurs semaines de tensions politiques et de détentions de responsables considérés comme proches du pouvoir civil.
Les libérations ont été orchestrées sous l’égide du ministre sénégalais des Forces armées, le général Birame Diop, envoyé spécial du président Diomaye Faye. La Cédéao a rapidement salué ces gestes, tout en demandant la libération complète et effective de Domingos Simões Pereira.
Contexte de la crise et réactions
Le 26 novembre 2025, un putsch a interrompu le déroulement de l’élection présidentielle et conduit à la détention de plusieurs opposants. La suspension du processus électoral a provoqué une série de réactions nationales et internationales, plaçant la Guinée-Bissau au centre des préoccupations régionales en matière de stabilité démocratique.
Les autorités militaires, qui ont justifié leur intervention par des motifs de sécurité publique, n’ont pas publié de calendrier précis pour la reprise du processus électoral. De leur côté, les partis d’opposition et la société civile ont fait savoir qu’ils considéraient le retour des principaux leaders politiques à leur domicile comme un élément important de l’apaisement, sans pour autant lever leurs revendications sur la tenue d’un scrutin transparent.
Fernando Dias, qui réclamait le gain de l’élection interrompue, a passé plusieurs jours au sein de l’ambassade du Nigeria avant d’en sortir. Son départ de la mission diplomatique s’est déroulé sans incident public signalé. Quant à Domingos Simões Pereira, sa mise en résidence surveillée signifie qu’il demeure assujetti à des restrictions de déplacement et de communication, indiquant que sa liberté demeure encadrée malgré son retour au foyer.
La Cédéao, impliquée depuis le début de la crise, a exprimé son approbation pour ces mesures tout en exhortant à des gestes supplémentaires pour garantir la liberté des acteurs politiques détenus. Le rôle du Sénégal, à travers l’envoi du général Birame Diop, apparaît comme un point central des efforts de médiation entrepris au niveau régional
Des sources proches des partis d’opposition et des organisations de la société civile ont fait état d’un accueil positif à ces mouvements de libération, soulignant cependant la nécessité de précisions sur le statut juridique des personnes concernées et sur les conditions entourant la poursuite ou la reprise du processus électoral
La Cédéao a demandé une levée totale des mesures de contrainte pesant sur Domingos Simões Pereira

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