Mer Rouge : l’UA alerte sur un risque direct pour les économies africaines
La Commission de l’Union africaine avertit que les attaques et menaces visant la navigation en mer Rouge et à Bab el-Mandeb peuvent frapper directement les économies africaines. Elle réclame l’arrêt des attaques contre les civils, les infrastructures et les navires commerciaux.

SOMMAIRE
La Commission de l’Union africaine a averti que l’escalade militaire en mer Rouge et les menaces contre la navigation à Bab el-Mandeb exposent directement les économies africaines. Dans une déclaration publiée le 17 septembre 2026 à Addis-Abeba, elle réclame l’arrêt immédiat des attaques contre les civils, les infrastructures économiques et les navires commerciaux, ainsi qu’une désescalade urgente.
L’organisation continentale condamne les attaques attribuées aux Houthis contre des cibles civiles et des infrastructures économiques en Arabie saoudite, ainsi que les attaques et menaces visant la marine marchande en mer Rouge. Elle réaffirme la liberté de navigation dans la mer Rouge et à travers le détroit de Bab el-Mandeb, conformément au droit international.
Pour l’Union africaine, toute entrave sur cette route stratégique menace à la fois les États riverains, le commerce international, les chaînes d’approvisionnement, la sécurité énergétique et les économies du continent. La Commission souligne que la sécurité du détroit constitue un intérêt stratégique majeur pour l’Afrique, en particulier pour les pays de la Corne de l’Afrique et les États africains riverains de la mer Rouge.
L’alerte intervient alors que la situation militaire s’est rapprochée de Bab el-Mandeb. Le 11 septembre, les forces houthies avaient atteint Dhubab, localité située face à l’île de Perim, selon deux sources gouvernementales yéménites citées par Reuters. Cette progression avait rapproché le mouvement de l’entrée méridionale de la mer Rouge et d’un passage essentiel entre le golfe d’Aden et le canal de Suez.
Un risque de contagion régionale
La Commission de l’Union africaine redoute aussi un élargissement des confrontations en cours au Moyen-Orient. Elle estime qu’une régionalisation supplémentaire du conflit aurait des conséquences sécuritaires, humanitaires et économiques directes sur l’Afrique, sans limiter ses effets aux pays immédiatement riverains du détroit.
L’Union africaine appelle enfin à protéger les civils, les lieux saints et les pèlerins, à garantir la circulation des navires commerciaux et à privilégier le dialogue politique. Son appel place la continuité du trafic en mer Rouge et à Bab el-Mandeb parmi les enjeux africains de sécurité et d’économie directement liés à l’escalade régionale.



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