Ghana : baisse du taux directeur à 16% pour soutenir la reprise économique
La Banque centrale du Ghana a abaissé son taux directeur à 15,5 % lors de la réunion de janvier 2026, appliquant une réduction de 250 points de base pour poursuivre l’assouplissement de sa politique monétaire. Cette décision intervient dans un contexte de reflux progressif de l’inflation et de stabilisation macroéconomique, la banque soulignant que les conditions permettent désormais de diminuer le coût du crédit pour soutenir l’activité économique.

SOMMAIRE
Depuis le milieu de 2025, l’institution a engagé une série de réductions successives de son principal taux d’intérêt. Après avoir maintenu un niveau exceptionnellement élevé pour combattre les pressions sur les prix, la banque avait ramené le taux de 28 % à 25 % en juillet 2025, puis à 21,5 % en septembre et à 18 % en novembre, avant le nouvel abaissement décidé en janvier. Au total, ces ajustements représentent une baisse cumulée significative par rapport aux taux de l’année précédente.
La Banque centrale motive ces décisions par une amélioration mesurée des indicateurs économiques : un ralentissement de l’inflation, une meilleure visibilité sur la trajectoire budgétaire et une consolidation progressive des conditions financières. L’objectif affiché est d’alléger le coût de l’emprunt pour les entreprises et les ménages, de faciliter l’accès au financement et d’encourager l’investissement productif afin de soutenir la croissance encore fragile.
Modalités, effets attendus et garde-fous
Le taux directeur sert de référence pour les taux interbancaires et, par ricochet, influence les conditions de prêt et d’épargne offertes par les banques commerciales. En abaissant ce taux, la Banque centrale vise à réduire les coûts des crédits à court terme et à stimuler la liquidité dans le système financier. Elle indique toutefois maintenir une posture prudente, prête à réajuster sa politique en fonction des risques internes et externes susceptibles de peser sur la stabilité des prix.
Les autorités monétaires précisent que les mesures de soutien à l’accès au financement s’inscrivent dans une logique d’accompagnement de l’activité économique sans compromettre les gains obtenus sur la maîtrise de l’inflation. Elles insistent sur le caractère conditionnel du cycle d’assouplissement : les futures décisions de politique monétaire seront prises en fonction de l’évolution des données macroéconomiques et financières.
Sur le plan opérationnel, la banque continuera d’observer les indicateurs de prix, la dynamique du crédit, ainsi que les données budgétaires et externes pour calibrer sa réponse. Les autorités rappellent la nécessité de rester vigilantes face aux chocs potentiels et aux pressions sur les prix, et précisent que l’espace pour de nouveaux ajustements dépendra strictement des développements statistiques et des perspectives de stabilité macroéconomique

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