Éthiopie : regain de tensions au Tigré, le Premier ministre affirme « Nous ne voulons pas la guerre »
Le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed a déclaré le 5 mars 2026 qu’il ne souhaitait pas voir renaître un conflit armé dans le nord du pays, alors que les signes d’une possible reprise des affrontements s’intensifient dans la région du Tigré.

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Ces propos interviennent dans un climat de forte inquiétude : des autorités et compagnies ont pris des mesures pratiques face au risque d’escalade, notamment l’annulation de vols vers le Tigré, motif avancé par des responsables sécuritaires.
La région, théâtre d’une guerre féroce entre 2020 et 2022, reste fragilisée par des plaies non cicatrisées et une recomposition des forces locales. Les organisations humanitaires et les médias décrivent des structures de santé détruites, de vastes besoins alimentaires et des populations encore déplacées, éléments qui alimentent la crainte d’une catastrophe humanitaire si les combats reprennent.
Sur le plan politique et militaire, les divisions internes au sein des mouvements tigréens, les rivalités territoriales avec des forces de l’Amhara et la présence — réelle ou alléguée — d’acteurs extérieurs ont contribué à raviver les tensions, rendant la situation particulièrement volatile.
Risque d’escalade et réactions
Ces dernières semaines, des affrontements sporadiques ont été signalés dans l’ouest du Tigré et dans des zones disputées, suscitant des appels internationaux à la retenue. Les incidents montrent que, malgré les accords de paix antérieurs, la normalisation sur le terrain reste loin d’être acquise.
Le gouvernement fédéral et des dirigeants régionaux multiplient les déclarations publiques en faveur du dialogue, mais les observateurs soulignent que des gestes concrets et la désescalade des mouvements de troupes seront nécessaires pour éviter une nouvelle spirale de violence.
Parallèlement, des informations faisant état de déplacements massifs de civils et de réfugiés vers les pays frontaliers ont été relayées, ce qui accroît la pression sur les acteurs humanitaires déjà mobilisés dans une région dont les services essentiels restent gravement affectés.
La communauté internationale suit la situation de près et appelle à des efforts diplomatiques pour contenir les tensions, tandis que les populations locales, éprouvées par des années de conflit, redoutent un retour des combats.


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