Elections législatives de 2026: la CENA annonce les grandes tendances pour ce samedi
La commission électorale nationale autonome annonce la proclamation des grandes tendances des dernières élections pour ce samedi 17 janvier 2026.

Les grandes tendances des élections couplées du dimanche 11 janvier 2026 sont annoncées pour ce samedi. Selon des informations proches de la CENA, seules les tendances concernant les élections législatives sont attendues pour ce samedi.
Les résultats liés aux élections communales poursuivent encore leur phase de traitement et de consolidation et ne devraient pas être rendus publics ce jour.
Le double scrutin de dimanche dernier, organisé sur l’ensemble du territoire national, s’est déroulé dans un contexte particulier. Il s’agissait des premières élections générales organisées avant une présidentielle, conformément au nouveau calendrier électoral, et d’un test grandeur nature pour les réformes introduites par le Code électoral révisé.
Dès l’ouverture des bureaux de vote, plusieurs localités ont enregistré des retards significatifs, parfois de plusieurs heures, liés à l’acheminement du matériel électoral ou à l’installation tardive des agents. Ces dysfonctionnements, relevés notamment à Cotonou, Porto-Novo, Abomey-Calavi, Banikoara ou Tchaourou, ont nourri les premières tensions entre partis politiques et acteurs institutionnels.
Sur le plan politique, cinq formations sont principalement concernées par les grandes tendances attendues. Il s’agit de l’Union progressiste le Renouveau (UP-R) et du Bloc républicain (BR), piliers de la mouvance présidentielle, engagés dans des accords de coalition, ainsi que de Force cauris pour un Bénin émergent (FCBE) et de Moele-Bénin. En face, le parti d’opposition Les Démocrates (LD), qui concourt sans alliance parlementaire, joue une partie décisive.
La clé de lecture des résultats repose sur les seuils électoraux imposés par la loi. Pour les partis engagés dans une coalition parlementaire, l’éligibilité au partage des sièges dépend de l’atteinte d’au moins 10 % des suffrages au plan national. En revanche, pour un parti non membre d’une coalition, comme Les Démocrates, l’exigence est plus stricte : 20 % des suffrages valablement exprimés dans chacune des circonscriptions électorales où il espère obtenir des sièges. Une seule circonscription en dessous de ce seuil suffit à l’exclure du partage.
C’est dans ce contexte juridique contraignant que les états-majors politiques multiplient déclarations et contre-déclarations. Les Démocrates dénoncent des irrégularités graves, évoquant des entraves à la présence de leurs représentants dans les bureaux de vote, des refus de remise de procès-verbaux et des manipulations lors des compilations. Le parti affirme toutefois disposer de résultats internes lui permettant d’atteindre les 20 % requis dans plusieurs circonscriptions.
Du côté de la mouvance présidentielle, le climat est loin d’être serein. Le Bloc républicain accuse ouvertement son partenaire, l’UP-R, de tentatives de substitution de chiffres issus des dépouillements, signe que la compétition pour les sièges se joue aussi à l’intérieur du camp présidentiel.
Sur le terrain, les missions d’information et les plateformes d’observation de la société civile ont, de leur côté, relevé une participation plus marquée aux législatives qu’aux communales, confirmant l’enjeu national du scrutin parlementaire. Elles ont également signalé des incidents ponctuels, sans toutefois remettre en cause, à ce stade, la tenue globale du vote.
En attendant la transmission officielle des résultats à la Cour constitutionnelle, seule habilitée à proclamer les résultats définitifs dans un délai maximal de 72 heures après leur réception, la CENA se met progressivement en place pour proclamer ce samedi soir les grandes tendances des élections législatives en attendant la fin de la compilation des élections communales et municipales.

Commentaires