Détroit d’Hormuz : l’Iran prévoit une nouvelle « zone restreinte » maritime

L’Iran prévoit d’annoncer une nouvelle zone maritime restreinte à proximité du détroit d’Hormuz, sur fond d’escalade avec les États-Unis et de nouvelles tensions sur le trafic pétrolier dans le Golfe.

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Pétrolier au large de Bandar Abbas, port stratégique iranien sur le détroit d'Hormuz.
(FILES) In this file photo taken on April 30, 2019, an oil tanker is pictured off the Iranian port city of Bandar Abbas, which is the main base of the Islamic republic's navy and has a strategic position on the Strait of Hormuzon. - Iran's Revolutionary Guards said Thursday they had detained a "foreign tanker" and its crew for allegedly smuggling fuel, in the latest incident to send tensions soaring in the Gulf. (Photo by ATTA KENARE / AFP)
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SOMMAIRE

L’Iran prévoit d’annoncer dans les prochains jours une nouvelle « zone restreinte » maritime à proximité du détroit d’Hormuz, a déclaré le secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale, Mohsen Rezaei. Cette annonce intervient après une nouvelle séquence d’affrontements entre forces américaines et iraniennes autour de l’une des principales routes énergétiques mondiales.

Selon Mohsen Rezaei, les navires entrant dans cette zone sans respecter les règles qui seront fixées par Téhéran pourraient être visés par des sanctions iraniennes. Les contours précis, le calendrier d’entrée en vigueur et les modalités d’application de la mesure n’ont pas encore été rendus publics.

Le détroit d’Hormuz concentre une part importante des exportations pétrolières du Golfe. Les États-Unis considèrent le passage comme une voie de navigation internationale et ont accru leur présence navale dans la région, tandis que l’Iran affirme disposer de droits de contrôle liés à sa sécurité nationale.

La tension s’est renforcée après des frappes américaines contre des pétroliers iraniens et des attaques revendiquées par l’Iran contre des navires américains. Reuters rapporte que le trafic des pétroliers dans le détroit est tombé à son plus bas niveau depuis mai, tandis que le Brent a dépassé 97 dollars le baril lundi matin.

Une pression immédiate sur les marchés pétroliers

L’annonce iranienne ajoute une nouvelle incertitude pour les armateurs, assureurs et importateurs d’énergie. Une restriction durable de la navigation dans le détroit pourrait renchérir les coûts de transport et accentuer la volatilité des prix du pétrole.

Téhéran soutient de longue date qu’il peut encadrer le passage des navires qu’il considère comme hostiles. L’agence officielle IRNA a récemment relayé la position des forces iraniennes selon laquelle les bâtiments non hostiles peuvent continuer à transiter sous réserve de coordination avec les autorités du pays.

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