« Des chiens abattus au fusil » : le coup de colère de Delphine Wespiser contre le Maroc à l’approche du Mondial

Des associations de protection animale ont soulevé une controverse majeure au Maroc en accusant les autorités d’organiser un abattage massif de chiens errants dans plusieurs villes du pays. Cette opération, dénoncée dans le contexte de la préparation à la Coupe du monde de football FIFA 2030, a provoqué un émoi important sur les réseaux sociaux et dans l’opinion publique internationale. Malgré les images et témoignages partagés, les autorités marocaines réfutent farouchement ces allégations, parlant d’accusations infondées.

CéLéBRITé
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La Société Protectrice des Animaux (SPA) marocaine a précisément publié des vidéos et photographies montrant des interventions dans la ville de Khénifra, où des chiens dits « communautaires » seraient capturés et abattus dans la rue. Ces publications ont suscité une grande émotion, particulièrement en raison de la brutalité apparente des méthodes utilisées et de la visibilité de ces scènes auprès du public et des touristes. L’opération prend place dans un contexte où le Maroc se prépare à accueillir une part significative de la Coupe du monde 2030, un événement susceptible d’attirer des millions de visiteurs.

Sur Instagram, la SPA locale s’est exprimée en ces termes : « Il y a quelque chose que nous pensons que les touristes ont le droit de savoir. Nous avons reçu des images montrant une opération à Khénifra, au Maroc, au cours de laquelle des chiens communautaires sont abattus. Ce n’est pas forcément ce à quoi vous vous attendez en visitant un pays réputé pour son hospitalité, ses paysages et sa richesse culturelle. » L’association a insisté sur le traumatisme que ces scènes peuvent provoquer, notamment chez les enfants, et a appelé à une prise de conscience sur cette situation souvent cachée.

« Des chiens communautaires sont abattus » : témoignages et images choc diffusés par la SPA

Les chiens communautaires, terme désignant des animaux errants ayant une présence stable dans les quartiers mais sans propriétaire identifié, sont au centre de cette polémique. Selon la SPA marocaine, ces animaux sont régulièrement pourchassés, capturés, puis tués, souvent par arme à feu. Cette pratique, qui selon l’association serait menée dans plusieurs villes en préparation de la Coupe du monde, est présentée comme une méthode brutale et non éthique de gestion des populations canines.

La SPA a ainsi décrit la situation en soulignant : « Imaginez voyager en famille, vous promener dans une ville marocaine et être soudainement témoins de chiens pourchassés, capturés puis abattus dans la rue. Aucun touriste ne devrait avoir à vivre cela. Aucun enfant ne devrait avoir à voir cela. » Néanmoins, l’organisation a précisé qu’elle ne souhaitait pas dissuader les touristes de visiter le Maroc, mais plutôt encourager à la vigilance et à la prise de parole en cas de cruauté envers les animaux.

Delphine Wespiser, ancienne Miss France et connue pour son engagement en faveur des droits des animaux, a largement relayé ces images sur ses réseaux sociaux, accompagnant la vidéo d’un message critique à l’encontre des autorités marocaines : « Bienvenue au Maroc », avec un emoji en larmes sous une vidéo intitulée « Coupe du monde FIFA 2030, chiens de rue abattus au fusil ». Cette prise de position a renforcé la visibilité de la polémique.

Réponse officielle des autorités marocaines : démentis catégoriques sur les abattages massifs

Face à la controverse, le ministère de l’Intérieur marocain a rapidement réagi. En février 2025, Mohammed Rouhani, un représentant officiel, a démenti toute campagne d’abattage de grande ampleur en marge de la Coupe du monde, lors d’une déclaration à l’agence Maghreb Arabe Presse (MAP). « Il n’existe aucune campagne d’abattage de ce type. Les affirmations faisant état d’un plan visant à abattre trois millions de chiens errants avant la Coupe du monde 2030 sont totalement infondées », a-t-il affirmé.

Selon les autorités, les mesures prises dans certaines zones relèvent d’opérations ponctuelles visant à contrôler les populations animales pour des raisons sanitaires et de sécurité, mais elles ne correspondent ni à un plan coordonné, ni à la cruauté dépeinte par les associations. Cette prise de position gouvernementale entend ainsi apaiser les tensions nées de ces accusations et préserver l’image du pays à l’approche du Mondial.

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