Décès d’une femme au CHUD-O: 3 agents de santé condamnés à 24 mois de prison
Le tribunal de première instance de Porto‑Novo a rendu, mercredi 11 mars 2026, son verdict dans l’affaire d’une femme décédée après un accouchement par césarienne au Centre hospitalier universitaire départemental de l’Ouémé (CHUD). Trois agents de santé ont écopé de peines de prison pour homicide involontaire.
Le drame survenu au CHUD/Ouémé, qui avait coûté la vie à une femme à l’issue d’une césarienne, a trouvé un épilogue judiciaire. Le tribunal de première instance de Porto-Novo a condamné, mercredi 11 mars 2026, trois des quatre agents de santé poursuivis dans le dossier.
Les trois prévenus ont été reconnus coupables d’homicide involontaire. Ils ont été condamnés à vingt-quatre mois de prison, dont douze mois fermes et douze mois assortis de sursis. Chacun doit également s’acquitter d’une amende de 200 000 francs CFA.
En outre, ils sont astreints au paiement solidaire de cinq millions de francs CFA à titre de dommages et intérêts, à verser au conjoint et à la succession de la défunte. L’Institut national de la femme (INF), partie au procès, bénéficiera symboliquement d’un franc CFA.
Le quatrième mis en cause, poursuivi pour « non assistance à personne en danger », a été relaxé par le tribunal.
Les prévenus avaient été interpellés à la suite des dénonciations du conjoint de la victime. Dans une publication sur les réseaux sociaux, l’époux avait mis en cause la gestion du cas de sa femme, affirmant qu’une hémorragie post-césarienne avait été prise en charge trop tardivement. Ce post avait suscité une onde de choc sur la toile et attiré l’attention des autorités.
Face à l’ampleur de la polémique, le président de la République, Patrice Talon, avait ordonné, lors du conseil des ministres du 28 janvier 2026, l’ouverture d’une enquête pour situer les responsabilités dans ce dossier.
La décision de justice a été accueillie avec une certaine attention par l’opinion, alors que les discussions sur la qualité des soins obstétricaux et la sécurité maternelle continuent d’occuper une place importante dans les débats publics. Les condamnés disposent désormais des voies de recours prévues par la loi.



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