Côte d’Ivoire : nouvelle vague de démissions au FPI
Le Front populaire ivoirien (FPI) traverse une nouvelle zone de turbulences. Le parti dirigé par l’ancien Premier ministre Pascal Affi N’Guessan est confronté à une vague de démissions qui fragilise son image, même si sa direction assure que ces départs n’affectent ni sa stabilité ni son avenir politique.

Après les départs très médiatisés d’Issiaka Sangaré, de Koné Seydou et d’autres cadres, une nouvelle série de démissions a été enregistrée dans la région du Guémon. Constant Bohé, vice-président du FPI chargé de cette zone, a annoncé son départ de toutes les instances du parti dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux. Il a été suivi par plusieurs secrétaires nationaux et secrétaires généraux de section.
Les démissionnaires ont indiqué avoir pris cette décision à l’issue d’une réunion du Conseil politique régional, affirmant mettre fin à leurs fonctions et à leurs activités au sein du parti, et se déclarant désormais « libres de tout engagement politique ». Une semaine plus tôt, Aka Boni Marc, secrétaire général adjoint du FPI et cadre originaire de la région du Moronou, avait également annoncé la démission collective de l’ensemble de son cabinet politique.
Les concernés dénoncent notamment certaines décisions récentes du parti, dont le choix jugé arbitraire du candidat de la circonscription de Bongouanou commune, ainsi que des pratiques qu’ils estiment contraires aux orientations et au mode de fonctionnement du FPI. Face à cette série de départs, la direction du parti relativise leur impact. Des responsables assurent que ces démissions n’ont « aucun effet sur le fonctionnement normal » de la formation politique. Concernant Aka Boni Marc, ils précisent que ce dernier est parti uniquement avec les membres de son cabinet politique, sans entraîner les structures de base ni les responsables locaux du parti.
Ces remous interviennent dans un contexte de recul électoral pour le FPI. Lors des dernières élections législatives du 27 décembre, l’ex-parti au pouvoir n’a remporté qu’un seul siège sur les 255 que compte l’Assemblée nationale. Malgré cette situation, la direction du parti se veut rassurante et affirme sa capacité à surmonter cette nouvelle crise interne.

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