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Côte d’Ivoire : Le PDCI entérine le 4e mandat de Ouattara et plaide pour le retour de Tidjane Thiam

Jeudi 9 avril, le Parti démocratique de Côte d’Ivoire – Rassemblement démocratique africain (PDCI‑RDA) a célébré ses 80 ans, une cérémonie marquée par l’absence physique de son président Tidjane Thiam, exilé en France, et par la présence symbolique du chef de l’État Alassane Ouattara, invité et représenté par le ministre Cissé Ibrahima Bacongo. L’événement a servi de cadre à une demande formelle en faveur du retour de M. Thiam et a levé un coin de voile sur les tensions persistantes entre formations politiques ivoiriennes.

POLITIQUE
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La maison du PDCI-RDA
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Lors de la commémoration, le leader du PDCI‑RDA a pris la parole par visioconférence depuis la France. Sa communication à distance a rappelé le contexte de son exil et les motifs de préoccupation qui pèsent actuellement sur son statut politique et judiciaire. La vidéoconférence a été reçue par des cadres et militants rassemblés pour célébrer huit décennies d’histoire politique du parti fondé par Félix Houphouët‑Boigny.

L’invitation adressée au président Alassane Ouattara, acceptée et représentée par Cissé Ibrahima Bacongo, a été interprétée par plusieurs participants comme un signe d’apaisement et de reconnaissance du quatrième mandat présidentiel. Le Parti des peuples africains–Côte d’Ivoire (PPA‑CI), dirigé par Laurent Gbagbo, a choisi de ne pas participer, invoquant une absence d’invitation officielle et maintenant sa non‑reconnaissance du mandat présidentiel.

Demande de retour de Tidjane Thiam, réponses et implications judiciaires

Au nom du PDCI‑RDA, Maître Chrysostome Blessy, président du groupe parlementaire et avocat du parti, a pris la parole pour formuler une requête adressée à l’État. Il a demandé que soient « mises en place les conditions idoines du retour » de Tidjane Thiam. Cette démarche a été transmise par le ministre Cissé Ibrahima Bacongo qui, selon les propos tenus lors de la cérémonie, s’est engagé à « rendre compte au président de la République ».

Le souvenir d’une déclaration antérieure de Tidjane Thiam — « Nous avons sept jours pour libérer la Côte d’Ivoire » — alimente les craintes des autorités et a pu motiver une posture prudente des institutions judiciaires. Selon les éléments évoqués par les organisateurs et rapportés lors de la commémoration, la justice ivoirienne a été saisie de ces propos et pourrait attendre le retour éventuel du dirigeant pour toute suite procédurale.

Les cas récents cités lors des échanges au PDCI‑RDA servent de référence pour mesurer les risques juridiques : Guillaume Soro, ancien Premier ministre, a été condamné à une lourde peine en lien avec des faits qualifiés d’atteinte à la sûreté de l’État, et le parcours de Laurent Gbagbo, acquitté par la Cour pénale internationale, a illustré la lenteur et les complications administratives entourant le retour dans le pays.

Laurent Gbagbo est finalement rentré en Côte d’Ivoire le 17 juin 2021 avec un passeport ordinaire après plusieurs mois passés en Belgique

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